LIVRE II, CHAP. 3, DU CULTE. iSy
,loD qu'au retour de la mosquée d'Ahmed, dans Tinimilk teneur de son palais. Ce n'est guère qu'une autemp mône en nature , au Heu d'une aumône en arm i genl. Si Ton n'y peut vaquer en personne ; Ton itém y emploie ses domestiques, sans la moindre nui difficulté. Telle est la Pâque des Turcs, en y ajoutant les bonnes odeurs et les vétemens neufs slar que la loi recommande pour le matin, à la mos- \xf qn^e. La circoncision, légalement religieuse parci aussi , n'est qu'une opération exécutée par un clioii barbier public. L'imam que les riches y ap-
\\f dans l'inténeor de son sérail et avec le plus pompeux
tf appareil. Dès son retour de la mosquée, il se couvre
.^ d'un tablier de soie, prend en main le glaive du sacri-
. fice, et immole ainsi un ou deux agneaux, au milieu des
vœux et des prières de tous les grands officiers du pa-
I lais. 11 goûte également d'une partie de ces victimes, et
fait donner le reste aux pauvres avec de grandes au-
A mônes. »
Le sultan, il est vrai, sacrifie en personne; mais le premier jour seulement ; les deux autres jours du second beyram, c'est un officier du palais qui remplace l'imam sultan. Nulle différence donc absolument; si ce n'est qu'au palais, le sang des victimes coule dans des vases d'argent, que leur tête est richement ornée d'un plumet d'assez mauvais goût, et que [egiaioedu sacrifice est un couteau garni de pieireries et enveloppé de taffetas.
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pellenr habiluell«meut, n'y est point nécessaire; pas plus qu'à la cérémonie où l'enfant reçoit sou nom , p9S plus qu'à la dernière scène des funërailleSy où ces paroles sacrameatelles de la loi en disent assez : « ^u nom de Dieu et cm nom du peuple soumis au prophète de Dieu. »
L'insuffisance du culte lëgal est tellement sentie dans l'empire, que l'on a de tout temps ' imagine, hors de la loi, des fêtes plus imposantes. Mais il n'en ^^ aucune, que Ton ait su affranchir du sens matériel, qui oiarque si profondc^ment le rituel islamique. Il en est qui non seulement ne de'rivent pas du dogme , mais y contredisent de la façon la plus grossière. Nous ne citerons que l'anniversaire religieux de la naissance de Mahomet , toujours dans la mes* quée d'Ahmed. Il ne s'agit plus d'imam ici; les imams sont exclus avec le peuple croyant. C*est un gala de courtisans, de soldats et de gens de loi, où Ton ne garde que les muezzims pour chanter. Trois scheiks y pronoAcent le. panégy^ rique du prophète, au bruit des plateaux chai^ d'eau de rose , de bois d'aloës , de confittures sèches et de sorbels. Les discours sont entremêlés de cantiques, et terminés par la lecture d'une lettre annuelle du shérif de la Mecque, au sujet des pèlerins. Et veut - on savoir quel est