LIVRE II, CHAP. 3, DU CULTE. l
Metewellys accroître chaque aimëe leur opulence; jusqu'à ce que sultan Mahmoud ait dépouille' mosquées et collèges, Metewellys et Nazirs.
La grande richesse que l'on attribuait aux oulémas, venait surtout dès mosquées impériales avec leurs collèges à Conslantinople. On citait Ahmed, Soliman, Bajazei, pour leur revenu de deux cent, de trois cent, de quatre ceut mille, Sainte-Sophie pour son revenu de deux millions de piastres. Or le Naur de ces biens là, nous Tavons déjà dit, n'a jamais été un ouléma ; si ce n'est le roouphtj pour un tempâ fort court, et pour deux ou trois mosquées seulement. Ça été tantôt le chef des eunuque» blancs, tantôt le chef des eunuques noirs, avec des Metewellys à sa discrétion. Aussi la forr tune de ces chefs d'eunuques est-elle proverbiale en Turquie. Us faisaient une épargne pourtant qu'ils déposaient au Sérail, pour y rester enfouie ; et dans laquelle Mahmoud poussé à bout , a trouvé plus de cenf millions de francs. Les sultans donc, avant Mahmoud, retiraient d'une main ce qu'ils avaient donné de l'autre. Lesplusriches\vacouffs,les wacouffs impériaux, ne pouvaient d'aucune façon profiter au corps des oulémas , pas plus au professorat
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qu*ti rimameth. C'est qu'en effet une mosquëe impëriale , dans les idëes de Tislam ^ reste la mosquée du sultan qui Ta bâtie, maigre son culte public. Elle appartient à son successeur^ le sultan régnant, à la charge d'en respecter la destination rituelle. C'est qu'en d'autres termes, * Tempire ottoman ne connaît vraiment point ce que nous sommes toujours tente's d'appeler domaine de TEtai, propriété communale, biens du clergé ou du corps enseignant. Ija loi islamique a laisse choses et personnes dans l'isolement, dans l'individualité; comme elle y a à peu près laissé la croyance religieuse. Le grand corps des oulémas lui-même n'est qu'une œuvre individuelle et extrà-légale.