DES REBELLES
Tout musulman rebelle à rautorité légitime , est digne de mort.
Avant d'employer les armes contre les rebelles, le souverain doit les sommer formellement de se soumettre , et même leur demander les motifs de leur révolte (i).
Si cette démarche est infructueuse , si les rebelles persistent dans leur entreprise , le monarque doit les attaquer avec vigueur et ne poser les armes qu'après leur entière réduction.
Cependant leur défaite doit arrêter le bras du vain^ queur : la religion et l'humanité ordonnent au musulman de faire grâce à ses frères ; on doit épargner leur sang, leurs femmes, leurs enfans^ leurs biens.
Tout ce qui peut être permis aux vainqueurs, c'est de faire usage , au besoin , des chevaux et des armes des rebelles, mais sans jamais se les approprier.
On n'a le droit de traiter sévèrement les vaincus, de faire main basse sur eux et sur leurs blessés, et de poursuivre à outrance les fuyards, que lorsqu'on a la certitude de l'existence d'un foyer d'insurrection.
(i) C*t5t donc que la révolte peut avoir un motif suffisant. Eb cela, Pislam ne va-t-il point plus loin que tontes les constitntions républicaines?