‹ De l'Empire ottoman, de ses nations et de sa dynastie, 1841-1845Chapitre 87 sur 213 · LIVRE H, CHAP. 4? I>£ LA MORALE. l · texte numérisé non relu

LIVRE H, CHAP. 4? I>£ LA MORALE. l

consent ement des autres. Nous en trouvons la règle dans ce que pratiqua Fapôtre céleste, qui, étant on jour gravement malade , assembla autour de son lit ses femmes, leur exposa son état, et les engagea à lui per« mettre de demeurer chez Aîsché , jusqu'à Tépoque de son rétablislement

En cas de voyage ; si le mari trouvait des inconvénieus k emmener toutes ses femmes, bien que maître de choisir entre elles , il ferait mieux cependant de s'en rapporter à la voie du sort.

S'il est permis au musulman de ne pas toujours respecter ces droits d'égalité accordés à ses femmes , ce n'est qu'en faveur de celle qu'il a épousée la première. Jl serait même louable de la distinguer des autres, mais seulement en fait d'attentions et de prévenances.

Enfin, lorsqu'un musulman épouse une veuve ou une femme répudiée, il doit passer avec elle trois nuits de suite; quand il épouse une vierge, il doit lui en accorder sept.

A l'imitation du prophète qui en usait ainsi ; pour ne pas exposer, disait-il , au jugement défavorable du public, et la nouvelle mariée et sa famille.

DES DEVOIRS DU MARI El^VERS SES FEMMES, RELATIVEMENT A LEUR ENTRETIEN.

L'homme est obligé de pourvoir à l'entretien de ses femmes, par où l'on entend la nourriture, les vêtemens et le logement; ils doivent être convenables , suivant les circonstances , l'état , le rang et les facultés de l'époux.

l86 DE LA RELIGION, DOGME ET LOI,

Il doit leur fournir tous les mois aoe somme d'argent pour leur uble , et tous les six mois un habit complet U est tenu de loger chacune de ses femmes , dans une maison particulière on dans un appartement séparé et fermé de toutes parts.

Sur ces objets, le mari évitera, avec une égale attention , et l'excès de la prodigalité et les rigueurs de l'avarice. Ses dépenses étant ainsi sagement proportionnées à ses moyens; il sera juste que, de leur côté, les femmes soient accommodantes et dociles aux volontés de l'époux.

Le mari n'obligera pas sa femme à recevoir dans sa demeure, un enfant d'un autre lit ; et la femme, de son côté, ne pourra pas garder auprès d'elle ses enfans d'un premier mariage. Il faut, dans les deux cas, le consentement de l'autre époux.

Le mari attachera une personne au service de chacune de ses femmes.

Si les conjoints ne sont pas d'accord sur ces objets, ils s'adresseront au magistrat, qui prendra en considération l'état et les moyens de l'un et de l'autre.

Le mari qui néglige ses devoirs envers sa femme , n'est excusable que lorsqu'il a contre elle des motifs légitimes de plainte.

Tels que sa désobéissance, la faute qu'elle commettrait de sorlir de chez elle sans permission, son refus capricieux de remplir le devoir conjugal , et son étal . d'arrestation pour dettes.

11 est cependant en droit de lui refuser tout, jusqu'ac^ inomenl de la consommation du mariage.

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