‹ De l'Empire ottoman, de ses nations et de sa dynastie, 1841-1845Chapitre 86 sur 213 · I)E L'EGALITE DE TRAITEMENT DU MARI ENVËR5 SES FEMMES · texte numérisé non relu

I)E L'EGALITE DE TRAITEMENT DU MARI ENVËR5 SES FEMMES

La raison , l'humanité et la justice prescrivent au marî d'avoir d'égales attentions pour toules ses femmes, sans distinction d'âge, de naissance, de fortune ni de religion. Celte égalité de traitement et de soins doit tout comprendre ; mais particulièrement ce <^ui

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coaceroe la noarriture, le vétemeotf le logement et le devoir conjugal. 11 leur doit aussi à toutes, des procé* dés honnêtes et le même ton de doucear et d'aménité dans ses discours.

Les lois da Cour'ann et l'exemple du prophète imposent cette obligation, au musulman marié à plusieurs femmes. Nous avons k cet égard le témoignage de toutes celles qui ont eu le bonheur d'appartenir k l'apôtre céleste, mais surtout à'Aisdié sa bicn-aimée. (>n n'excepte de celle loi générale que les femmes de condition serve, qui ne peuvent réclamer, de droit, que la moitié des avantages accordés aux femmes de condition libre. Quant au devoir conjugal, le mari; quoique toujours maître de dispenser ses caresses au gré -de ses penchaos et des affections de son cœur, est néanmoins obligé de donner alternativement une nuit à chacune de ses femmes.

Le mari ne doit jamais faire tort aux droits d'une ^e sts femmes , ni la favoriser aux dépens de sts compagnes.

A moins que celles-ci n'y conâeutent de plein gré. On sait que Se<vde ayant été épousée pour la seconde fois par le prophète, après en avoir été répudiée, céda volontairement k AiscJté sa nuit et ses droits au Ht de leur commun époux. Ses instances pour être reprise , n'avaient eu d'autre objet que le bonheur de se voir, au jour du jugement, placée au rang des chastes épouses de notre saint prophète.

Dans ses maladies mêmes, le mari doit être attentif à partager ses nuits avec ses différentes femmes.

Il ne peut se fixer chez l'une d'en ire elles, sans le

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