LIVRE II, CHAP. 4? DE LA MORALE. l
consentement des autres. Nous en trouvons la règle dans ce que pratiqua l'apôtre céleste, qui, étant un jour gravement malade , assembla autour de son Ut ses femmes, leur exposa son état, et les engagea à lui permettre de demeurer chez Aisché, jusqu'à l'époque de sod rélablistement.
En cas de voyage ; si le mari trouvait des inconvénient à emmener toutes ses femmes, bien que maître de choisir entre elles , il ferait mieux cependant de s'en rapporter à la voie du sort.
S'il est permis au musulman de ne pas toujours respecter ces droits d'égalité accordés à ses femmes, ce n'est qu'en faveur de celle qu'il a épousée la première. H serait même louable de la distinguer des autres , mais seulement en fait d'attentions et de prévenances.
Enfin, lorsqu'un musulman épouse une veuve ou une femme répudiée, il doit passer avec elle trois nuits de snite; quand il épouse une vierge, il doit lui en accorder sept.
A l'imitation du prophète qui en usait ainsi ; pour ne pas exposer, disait-il , au jugement défavorable du publie, et la nouvelle mariée et sa famille.