‹ De l'empire Ottoman, de ses nations et sa dynastie, 1841-1845Chapitre 154 sur 245 · DES BLESSURES ET DFS MUTILATIONS · texte numérisé non relu

DES BLESSURES ET DFS MUTILATIONS

Tonte blessure ou mutilation faite à autrui, de propos délibéré, entraîne la peine du Talion, c'est-à-dire la perte de main pour main , pied pour pied , doigt pour doigt , nez pour nez , œil pour œil , dent pour dent, oreille pour oreille; mais en observant, autant qu'il est humainement possible, une parfaite égalité entre la lésion et la peine.

Celui qui, par des coups portés aux yeux de quelqu'un, lui a fait perdre la vue, sera privé de la sienne, par le moyen d'un miroir ardent.

Dans tous les cas de blessures, la peine sera la même, quel que soit l'état, le rang, l'âge et la religion du coupable.

Si deux on plusieurs individus blessent quelqu'un, ils ne seront punis que d'un amende , qu'ils paieron t tous par portions égales.

Mais celui qui a blessé deux ou plusieurs personnes, subira la peine du Talion pour l'un de ces délits, et la peine pécuniaire pour les autres.

11 en sera de même s'il a coupé , par exemple , le

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bras droit à deux hommes ; mais s'il abat à Tan le bras droit , à l'autre le bras gauche, alors chacun d'eux est en droit de réclamer la peine du Talion.

Dans tous les cas où le meurtre est précédé d'une mutilation, le criminel doii subir la loi du Talion pour l'un et l'autre délit.

Si, avant de donner la mort, il a abattu un bras, il doit aussi perdre un bras avant de perdre, la vie ; mais si les héritiers de l'homme tué , après avoir fait subir au coupable la peine du Talion pour le délit de la blessure, lui font grâce de la vie, ils seront tenus, pour leur inconséquence, à l'indemniser de la perte de son membre.

Toute personne blessée par une autre peut réclamer la loi du Talion, ou la commuer en la peine pécuniaire, ou faire grâce au coupable.

Si l'homme blessé meurt de sa blessure, après avoir fait infliger la peine du Talion au coupable; celut-ci considéré alors comme meurtrier, sera puni de mort. Mais s'il a obtenu grâce avant la mort dû blessé, il ne sera condamné qu'au prix du sang; à moins qu'il n'ait reçu de sa victime l'entière rémission de son délit, quelles qu'en puissent être les suites. La concession de celte grâce ne produit même son plein et entier effet, que dans les cas de délits volontaires ; lorsqu'ils sont accidentels, elle n'a de valeur que pour le tiers de la somme pénale, attendu que tout don fait par une personne en état de maladie, n'a d'effet que pour un tiers.

.La peine pécuniaire pour les mutilations, se règle suivant la nature du délit. La perle d'un membre uni-

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