I. ai
se nliel. Or son idée de Dieu se trouvait incomplète désormais. C'était encore le Dieu abstrait (1) des temps de la prophétie; et la prophétie allait lui manquer. Mahomet en porte témoignage, jusque dans sa haute conception d'une parole venue directement de Dieu. De là à X incarnation du T^erbe, la conséquence était nécessaire. Point de parole divine sur la terre ; si Dieu ne descend lui-même et ne se fait homme, pour l'y proclamer. Tout intermédiaire purement humain fait perdre au Verbe, sa divine origine. Cependant le Verbe incarné comprenait X Esprit* \J Esprit renfermait Y Eglise; et l'Eglise renversait toutes les idées de Mahomet. Voilà pourquoi l'Islam, au lieu de faire son Dieu homme, ne Ta fait que livre. C'est une incarnation morte, au lieu d'un incarnation vivante. L'Islam en a porté la peine.
Le livre est une religion, comme l'Evangile tout seul eut été une religion. Aussi les interprètes du Coran devaient -ils passer par toutes les folies religieuses , par lesquelles ont passé les sectes évangéliques; avec cette seule différence, que les uns s'y trouvaient portés de
(y) Ce qai a fait dire à M. Michelet que Mahomet avait volé le Dieu de Moïse.