‹ De l'empire Ottoman, de ses nations et sa dynastie, 1841-1845Chapitre 216 sur 245 · LIVRE III, CHAP. 2, DU CORAN · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAP. 2, DU CORAN

organisation, des intérêts qu'elle représente et de mille accidens. En Amérique, il est vrai, le pouvoir temporel était faible ; il était à peine établi sur quelques points rares et isolés , il représentait des individus épars sur un territoire sans limites, une société informe et naissante. Aussi le protestantisme a-l-il eu beau jeu, en commençant. La Bible faisait plus que le juge de paix. Y! Ancien de la communauté devenait aisément le régulateur unique de chaque petit établissement Mais les traditions légales de la mère -patrie avaient survécu; la société américaine avait grandi trop vite. Le protestantisme qui trouvait son compte dans l'éparpillement, et qui y avait aidé de tous ses moyens, ne s'était pas- attendu à une formation si rapide des grands centres de population. Puis des hommes de tout pays et de toute croyance, s'abattaient incessamment sur le troupeau des croyans américains. La société devait s'en trouver bientôt et profondément altérée. Dans les villes, la loi reprenait son empire ; elle excluait laBible comme insuffisante. Le vieux puritanisme était impuissant, à étreindre ces jets vigoureux d'une jeune et ardente civilisation. Sans autorité spirituelle, il était emporté dans le mouvement qu'il avait contribué à imprimer ; et le mouvement s'en ac-

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