LIVRE III, CHAP. 2, DU CORAN. 3g
Telle est, à ce qtfe nous croyons, la juste part, où il faut réduire la monstrueuse réputation du Coran et sa souveraine omnipotence. Tout ce qu'on impute en plus au livre de Mahomet, en fatalisme, en fanatisme, et autres Vices qui affligent l'Orient, n'est que de la déclamation. C'est la barbarie qui est fataliste, ce n'est pas le Coran. Quanta l'imputation de fanatisme, qui du moins semble reposer sur des faits ; il faut se bien entendre. A ceux qui prétendent que le Coran déclare toutes les populations de la terre, bonnes à conquérir et h pressurer par des musulmans ; qui disent que Ton ne persuadera jamais à un Turc, que le musulman et le chrétien ont été faits du même limon; qui en concluent assez justement que toutes les iniquités et toutes les abominations découlent du livre de Mahomet ; nous n'avons rien à répondre, si ce n'est que le Coran est écrit, et qu'il n'y a qu'à le lire pour se con-
en conclure que la difficulté d'une réforme en Turquie, est bien grande sans doute ; mais insurmontable, non. Qu'il nous soit permis de faire observer à M. de Lamartine qui, lui, place la philosophie politique au-dessus de la routine des hommes d'état ; que le problème de la barbarie à la civilisation ne s'est résolu d'ordinaire, ni par une bonne religion, ni par une bonne loi1. A ce compte, la civilisation serait trop facile,
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la méchante diligence ottomane qui circule le long du Danube; laquelle consiste en un char traîné par des bœufs, sur quatre roues en bois d'une seule pièce, comme dans les âges héroïques. Mais à la condition de reconnaître , que la loi islamique n'a pu, jusqu'ici f faire davantage pour les croyans.
Oui sans doute , le livre de Mahomet explique à merveille l'état de l'Orient. Nous ne disons pas autre chose, nous-même. Sur quoi nous différons ; c'est le vice qui, dans le Coran, a déterminé les phénomènes de cet état-là ; c'est par suite le caractère même du mal de l'Islam. Loi athée n'est qu'un mot creux. Religion légale ou Loi dogmatique est une violence ; c'est la loi de la barbarie. Or la violence n'a prescrit nulle part, de quelque nom qu'on l'ait appelée. La barbarie a cédé partout à la civilisation. Et ce n'est pas seulement le dogme religieux, qui a été violent ou fanatique dans le monde ; c'est tout dogme sans autorité souveraine, le dogme politique comme le dogme philosophique. La Déclaration des droits de l'homme, en France, a poussé les choses aussi loin, que Y inspiration ou Y esprit de Cromwell en Angleterre. Sous la pression du dogme politique des droits de l'homme, des Assemblées pleines de lumières