LITRE III, CHAP. 2, DU CORAN
ch. 9, vers. 99.) Il en est parmi les Arabes du désert qui croient en Dieu et au jour dernier, qui regardent l'aumône comme un moyen de s'approcher de Dieu et d'obtenir les prières du prophète. Certainement l'aumône les approchera de Dieu. Il les fera participer à sa miséricorde ; car il est indulgent et miséricordieux. (Coran, ch. 9, vers. 100.)
Tels sont les principaux commandemens du livre éclectique de Mahomet. Encore une fois, nous ne méconnaissons ni leur caractère ni leur tendance, dans l'islam. C'était une première et visible manifestation d'impuissance religieuse. Mais à cela se bornait la tentative légale du livre laissé par le prophète. Sauf quelques dispositions de loi, dépourvues de sanction pour la plupart; le Coran demeure une œuvre d'éclectisme conséquent et de pur protestantisme. On doit reconnaître qu'au point de vue de, l'ensemble , Mahomet est resté inébranlablement fidèle à son principe négatif et critique. Il n'a failli que là, où c'était chose impossible de ne pas faillir. Il a fléchi sous la nécessité d'un instrument humain. Il n'a pas admis pour cela, qu'une Déodicée admirée dans le ciel (1)
(1) Mahomet raconte que Dieu ayant donné lecture
par une assemblée d'anges, put un jour se trouver insuffisante ou fautive pour des hommes sur la terre. L'absolutisme légal que l'on reproche au Coran, n'est venu que plus tard, et par des Docteurs qui , n'ayant pu faire vivre le Coran de sa croyance, l'ont voulu soutenir d'une loi dogmatique. La différence s'en montre tout de suite après la mort de Mahomet. Le prophète n'est plus là, l'aumône ne rend plus X impôt Or, le Coran ne force personne. Que fera le premier des kaliphes ? Une grande partie des Tribus retournent à leur ancien culte, pour éluder l'aumône corassique. Mahomet aurait voué tout ce monde à l'enfer, comme impie et infidèle. Ebou- Beker force les récalcitrans à payer, dans la Mecque et Médine. Il étouffe dans le sang, toutes les réclamations d'une aumône jusque-là volontaire. Une dîme légale doit bientôt justifier les Arabes du désert, que le prophète avait précisément maudits, parce qu'ils traitaient de contribution, l'aumône religieuse de son livre. Ebou -Beker n'était que logique assurément. Il obéissait à la nécessité telle quelle, d'un développement humain. Tout ce que nous disons, c'est
du Coran aux anges réunis autour de son trône, ceuxci s'étaient pâmés d'admiration.