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pas une surface unie et solide. On peut aussi, dans la prière en commun, où les rangs seraient extrêmement serrés, éviter de s'étendre; on peut même poser la tête sur le dos de ceux qui forment les premiers rangs, supposé que les uns et les autres s'acquittent à la fois de la prière marquée pour la même heure canonique, pas autrement.
6° On se relève de terre, et Ton reste un instant assis sur ses genoux, les mains posées sur les cuisses, en répétant encore le Tekbir.
70 On fait une seconde prosternation » absolument comme la première.
8° On se relève en s' appuyant des mains, non pas contre terre, mais contre les genoux, et en récitant encore le Tekbir. Toute cette partie de la prière forme * un rjkath. La prière Namaz est composée de plusieurs de ces rikaths, deux, quatre, six, etc...., selon les heures canoniques. Deux rikaths s'appellent Shesy, et complètent un Namaz.
9° A la fin de chaque Rikath, on doit s'assseoir sur les genoux, en posant les mains, les doigts ouverts, sur les deux cuisses; placer alors en dedans la jambe gauche, et tenir le pied droit tendu et levé par derrière, les doigts toujours contre terre ; mais la femme doit s'asseoir du côté gauche, en portant les deux pieds du côté droit. Dans cette posture, on doit réciter le cantique Tescliehhud; le voici : « Les prières vocales sont • pour Dieu; les prières corporelles (i) et les prières
(i) On peut remarquer ici la confusion de la prière et de l\wi* ▼rc, de l'esprit même et du corps.
1 lO DE LA religion, dogme et loi.
« aumonières sont aussi pour Dieu. Salut et paix à toi, <r ô prophète de Dieu ! Que la miséricorde et la bé- « nédiction de Dieu soient aussi sur toi ! Salut et « paix à nous, et à tous les serviteurs de Dieu justes « et vertueux ! Je confesse qu'il n'y a point de Dieu, « sinon Dieu , et que Mohammed est son serviteur et « son prophète. »
io° A la fin du dernier Rikath on doit réciter, assis, \eSa!aa>alh;\e voici : « O mon Dieu! donne ton salut « de paix à Mohammed et à la race de Mohammed, « comme tu as donné ton salut de paix à Abraham et à « la race d'Abraham; et bénis Mohammed et la race de « Mohammed comme tu as béni Abraham et la race <« d'Abraham. Louanges, grandeurs, exaltations sont en « toi et pour toi.» On doit ensuite réciter un des chapitres du Coran , dont le choix est au gré et à la volonté de chaque fidèle. On doit enfin terminer le Namaz par la profession de foi et par une salutation , à droite et à gauche, à ses anges gardiens Kirâmenn Keatibinn. Cette salutation doit être accompagnée de ces paroles : « A toi le salut de paix et la miséricorde « de Dieu.» Le fidèle doit être attentif à suivre exactement, dans toutes ces pratiques, l'ordre et la méthode qui y sont prescrits ; il doit aussi s'en acquitter avec méthode et gravité. Il est d'ailleurs de la piété et de la décence de fixer constamment , pendant la prière , les regards devant soi ; de bien fermer la bouche, lorsqu'on a envie de bâiller; d'éviter, autant qu'il est possible, d'éternuer; et de dégager les mains de la manche de son habit, supposé qu'elle les couvre par sa longueur. Cette dernière pratique ne peut regarder la
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femme, parce que, si elle est décente pour l'homme, elle cesse de l'être pour elle.
N'est-on pas frappé de cette prière qui ne demande rien de- précis, pas même le pardon des péchés; qui se complaît et s'exalte dans l'idée abstraite de Dieu; qui semble une variante monotone de la même formule professionnelle ; qu'on dirait quelquefois une hallucination factice, au lieu d'un sentiment réel ; où rhnmanité s'exhausse jusqu'à Dieu, pour que Dieu ne descende pas jusqu'à l'homme; où. l'homme qui prie se donne salut et paix à luimême; où ce qu'il y a déplus clair, la récitation du Coran et la profession de foi, appartient tout-à-fait au dogme el à sa croyance ? Ces caractères de la prière musulmane ne montrent -ils point, de plus en plus, quel estle dogme islamique, dépourvu de verbe divin et d'église? N'estce point que toute la religion de l'islam est dans le dogme ? N'est-ce point que le dogme, n'ayant pu produire un culte, s'est fait culte lui-même ? Mais, n'anticipons pas sur des conséquences, qui ressorliront mieux encore de ce qui va suivre.