CANONIQUES
Le prophète lui-même a fixé et déterminé le tonsacrées à la prière Namaz , par ces ; « Certes, Dieu impose à tout musulman et à to « sulmane, l'obligation de s'acquitter de la pri< « fois par jour, y compris la nuit. » Ainsi toi est iiidispensablement obligé de faire cette pi cinq heures différentes du jour, savoir : le n midi , F après - midi , le soir et à la nuit , à l'in même de ce qui a été pratiqué par les anciei phètes. Ces heures sont ainsi déterminées :
i° La prière du matin, Salath - subhh t est l'aurore jusqu'au lever du soleil ;
2° Celle de midi, Salath-Zuhhr, compte du u que le soleil commence à décliner, jusqu'il l'fae Namaz de l'après-midi ;
3° Celle de l'après-midi, Salath-assr, comme moment que le cadran solaire présente une d'une double longueur de son aiguille, et finit ai cher du soleil ;
4° La prière du soir, Salath - maghrib, est dej coucher du soleil jusqu'à l'heure où commet prière de la nuit ;
Et 5° celle de la nuit, Salaih-isclia , compte c l'entière obscurité de l'horison jusqu'à l'auror commence l'heure de la prière du matin.
Chacune de ces cinq prières doit être compos differens Rikaths : la première de quatre, la sec
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de huit , la troisième de six , la quatrième de cinq , et la cinquième de six, dont les uns sont d' obligation divine, et les autres d'obligation imitative. Les vendredis, on doit encore ajouter à la prière de midi quatre . autres Rikatks. Comme chacun de ces cinq Namaz a son heure canonique fixe et déterminée, il n'est pas permis au fidèle d'en faire deux ou plusieurs dans une même heure.
Art. Ier* — De la prihe namaz en commun* Quoiqu'il soit permis au fidèle de faire seul et en son particulier, la prière fiamaz dans les cinq heures canoniques; il est cependant plus louable et même d'une obligation imitative, de s'en acquitteren corps d'assemblée, soit à la mosquée, soit ailleurs, pour montrer aux autres que l'on est véritablement du nombre des croyans, et pour leur donner en même temps des exemples de vertu et d'édification.
ART. 2. — De VEzann et de Vlkamelh. Le Namaz en commun doit être précédé de VEzann ou annonce des heures canoniques , et de Vlkameth. UEzann est de l'institution du prophète. Voici les paroles de VEzann: «Dieu très -haut! Dieu très-haut! Dieu très-haut! « Dieu très-haut! J'atteste qu'il n'y a point de Dieu • sinon Dieu; j'atteste qu'il n'y a point de Dieu, si* « non Dieu ; j'atteste que Mohammed est le prophète « de Dieu ; j'atteste que Mohammed est le prophète de « Dieu. Venez à la prière ; venez à la prière ; venez au « temple du salut; venez au temple du salut. Grand « Dieu! grand «Dieu ! il n'y a point de Dieu sinon « Dieu !» Cette annonce doit être la même pour les cinq heures canoniques, excepté celle du malin, où le Muez- I. 8
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um chargé de VEzann doit ajouter après les paroles : « Venez au temple du salut,» celles -ci : « La prière « est à préférer au sommeil; la prière est à préférer « au sommeil (i;. » ISEiann est consacré aux seules heures canoniques, où commencent les cinq prières du jour.
L'annonce publique n'a lieu pour aucune autre prière , pas même pour celle des deux fêtes de Beyram. Toutes les paroles doivent être chantées, mais lentement et avec gravité , celles surtout qui forment la profession de foi. Le Muezzim doit les prononcer clairement, plus attentif à l'articulation des mots qu'à la mélodie de sa voix. En proférant ces paroles : «Venez à la prière, venez à la prière, » il doit tourner le visage à droite el à gauche, parce que son invitation est censée adressée à tontes les nations du monde, à l'univers entier. En ces momens , le peuple auditeur doit réciter tout bas Je Tehhlll; le voici : «Il n'y a « point de force, il n'y a point de puissance si ce n'est » en Dieu, en cet Etre suprême, en cet Etre puissant.»
La pureté légale est nécessaire au muezzim, pour qu'il
(i) « On en est redevable au zèle et à la piété* de Bilal-Habcschy. Un jour qu'il annonçait YEzarm. de l'aurore dans l'antichambre même du prophète , Aisché lui ayant dit tout bas derrière la porte, que l'envoyé céleste reposait encore; ce premier des muezzims ajouta alors à la première formule ces paroles : la prière est à préférer au sommeil. Le prophète, a son réveil, y applaudit, et ordonna en même temps à Bilal de les insérer dans tous le* Ezanns du mat n. » (Glose du code moidteka.) On voit à quoi lient cette partie du rituel islamique; sans l'indiscrétion d'une femme de Mahomet, l'Islam n'avait pas son Euinn complet. {Voyez l'Appendice, n° VII.)