LIVRE II, CHAP. 3, DU CULTE. Ifcg
et s'en acquitter séparément et successivement sous l'imameth et la présidence du sultan lui-même ou de son vicaire. L'un des deux corps doit être posté devant l'ennemi pour l'observer; et le sultan, placé à la tête du second, doit commencer la prière. Aussitôt qu'elle est terminée, la seconde division doit prendre la place de la première; afin que celle-ci s'acquitte également
de la prière sous l'imameth du souverain Malgré
l'obligation de faire cette prière en côYps, au moment où l'on est en présence de l'ennemi ; on peut cependant s'en dispenser, si l'on est dans la nécessité d'agir et de combattre sur le champ. En général, dans toute occasion pressante et périlleuse, le fidèle est dispensé des namaz, même des cinq heures canoniques du jour. Enfin s'il est impossible de faire cette prière en corps, le militaire doit s'en acquitter seul; et, soit fantassin, soit cavalier, en marche , en action , dans ses postes , au milieu même du combat, tous doivent faire ce riamaz, en figurant, comme les malades, les inclinations et les prosternations, par le seul mouvement de la tête, sans même être tenus de se tourner vers Xekeabé de la Mecque; parce que Dieu est partout, et que partout et en tout temps il reçoit la prière de ses élus.