‹ De l'empire Ottoman, de ses nations et sa dynastie, 1841-1845Chapitre 66 sur 245 · DE LÀ CIRCONCISION · texte numérisé non relu

DE LÀ CIRCONCISION

Tout musulman doit être circoncis. Cet acte est d'obligation imitative. On peut cependant s'en dispenser en cas de danger ou d'empêchement naturel (i).

( i) Le jour de la circoncision n'est pas celui où Ton donne un nom nouveau au musulman* Cette cérémonie se fait dans les premiers

l3o DE LA RELIGION, DOGME ET LOI,

DE LA PRIÈRE rUNÈBRE.

Après avoir enveloppé et mis le corps dans la bière, on doit procéder à la prière funèbre. Elle n'a lieu que pour les musulmans et jamais pour aucun infidèle. Cette prière n'a jamais lieu qu'après la lotion funéraire; la pureté légale et corporelle étant aussi nécessaire dans la personne du mort, que dans celle des fidèles qui s'assemblent pour remplir ce devoir religieux. On doit s'en acquitter sous l'imameth du sultan, en sa qualité d'imam suprême. A son défaut, ce droit appartient au cady, comme magistral; après lui, à Yimam'ul-Juiïh (le curé), ensuite au tuteur naturel du mort, ou à son plus proche héritier, le père devant toujours avoir la préférence sur le fils

Cette prière funèbre consiste en quatre tekbirs, qui répondent aux quatre rikaths de la prière de midi. Le premier doit être suivi du sem; le second, du salawath; le troisième, de l' oraison consacrée pour les

quarante jours de la naissance de l'enfant, soit mâle, soit femelle ; elle a lien, le plus communément, le jour même qu'il est mis an monde. 11 est d'usage de laisser écouler les trois premières heures canoniques qui suivent le moment de la naissance. Le père seul, ou à son défaut le tuteur naturel , a le droit de procéder à cet acte, et de donner à l'enfant le nom qu'il lui plaît. Cependant il se fait presque toujours substituer par l'iman de la mosquée. On est d'ailleurs obligé de consulter la mère, sur le nom que portera le nouveau né. Cette cérémonie est très-simple. Du moment que le nom est donné* à l'iman ; ce ministre s'approche de l'enfant, et profère les paroles de Yetann à son oreille droite, et celles de Vikameth à son oreille gauche. Adressant ensuite la parole à l'enfant même : «N***,1ui dit-il vest ton nom. » (M, tTOhsson.)

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