DE L\ GUERRE
La guerre est assurément un mal, un vrai fléau pour' l'humanité; mais ce mal est nécessaire, souvent même inévitable.
La guerre contre les ennemis de la religion et de l'Etat, est, dans l'islamisme, un point de la plus grande importance : c'est un devoir sacré que la loi impose àla nation entière, à tout le peuple musulman.
Or, tout musulman en état de porter les armes y doit se ranger sous les drapeaux de l'islamisme.
L'obligation religieuse où est tout musulman de faire la guerre aux ennemis de sa foi , ne lui permet de prétendre à aucune solde , lorsque le trésor public n'est pas en état de supporter cette dépense. Dans ce cas , les musulmans qui jouissent d'une certaine aisance t sont même obligés de sacrifier tout ce qu'ils peuvent
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de leur fortune pour fournir aux besoins de leurs frères; et s'ils ne s'y prêtent pas de plein gré, le souverain a le droit de les y contraindre.
Quand on ne fait marcher qu'une partie de la nation, il est louable de faire un choix et de donner aux célibataires la préférence sur les hommes mariés.
11 est louable de la part de tout musulman de n'aller à l'armée, ni avec sa femme, ni avec le Cour'ann.
L'entreprise d'une guerre est soumise à des règles que le souverain doit observer scrupuleusement. Avant toute hostilité, il est tenu de faire une sommation religieuse à l'ennemi, pour l'inviter au mahométisme.
Si la sommation religieuse ne produit aucun effet , le souverain fera une sommation politique. Il invitera l'ennemi à reconnaître son autorité, à céder à la puissance mahométane, et à se soumettre à la capitation légale, au profit du trésor public.
L'une et l'autre sommations sont dictées par des oracles divins.
Toute acte d'hostilité qui précéderait ces sommations, serait une infraction à la loi.
Le refus àes ennemis à répondre à l'une ou à l'autre sommation, est le signal des hostilités. C'est alors que les musulmans, cessant toute correspondance avec ces infidèles , et se recommandant à la protection divine , doivent mâcher fièrement contre eux. Ils doivent aussi avoir pour règle, à l'exenple de l'apôtre céleste, de déjouer, en les prévenant, leurs opérations militaires, et d'être toujours les premiers à les attaquer, sans avoir égard ni aux temps, ni aux lieux.
L'action une fois engagée, doit être soutenue avec