‹ De l'empire Ottoman, de ses nations et sa dynastie, 1841-1845Chapitre 97 sur 245 · LIVRE II, CHAP. 4» DE LA MOftALK · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAP. 4» DE LA MOftALK

une ardeur religieuse, avec une fermeté inébranlable.

On ne doit épargner personne de l'armée ennemie, pas même les prisonniers musulmans, que les infidèles auraient placés sur les premières lignes.

Tant que l'ennemi a les âfmes à la main , on ne doit pas lui faire quartier. On n'épargnera ni ses auxiliaires ni ses propriétés. Mais on épargnera le sang des prisonniers, des femmes, des en fans, des insensés et de tous ceux qui, par leur âge, par des infirmités ou d'autres causes, ne sont en état ni de porter les armes ni de faire aucun mal aux musulmans.

On s'interdira tout acte de cruauté, et toute mutilation sur les prisonniers.

On s'interdira également tout manque de parole , toute violation de la foi donnée.

Qu'on respecte aussi les clauses d'une capitulation et la promesse de vie sauve, eman, faite, soit à un individu ennemi ; soit à une troupe d'ennemis, soit à la garnison d'une place ennemie.

Lorsqu'on se retire d'un pays ennemi, l'on ne doit jamais y abandonner ni chevaux , ni bestiaux, ni four* rages, ni provisions, ni armes.

En aucun temps un musulman ne doit vendre aux ennemis de la foi, ni chevaux, ni armes, ni munitions de guerre d'aucune espèce.

En faisant la paix, on ne doit jamais perdre de vue celte maxime constante de l'islamisme : Point de paix, si elle n'est avantageuse.

C'est dans le seul cas où des circonstances impérieuses rendraient la paix nécessaire , qu'on pourrait entamer des négociations.

176 DE hk RELIGION, DOGME ET LOI.

Quand on triomphe de l'ennemi, l'on est maître de lai imposer les conditions que l'on 'veut. On a même le droit de lui faire acheter la paix à prix d'argent, ou par le sacrifice d'objets précieux.

Le musulman ne doit acheter la paix qu'après avoir épuisé tous les moyens de résistance.

Qu'il se rappelle cette maxime importante : il n'est permis d'acheter la paix que pour éviter la destruction»

A la suite d'un accommodement ou d'une trêve , l'Etal doit être scrupuleux à remplir ses engagemens ; et si l'intérêt public ou les circonstances commandent la rupture de la paix, le souverain ne se permettra nul acte d'hostilité , qu'il n'ait , auparavant , déclaré la guerre par un manifeste formel 1].

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