‹ De l'emploi de l'acide chlorhydrique à hautes doses dans certaines affections de l'estomacChapitre 12 sur 32 · OBSERVATION IV · texte numérisé non relu

OBSERVATION IV

Anachlorhydrie, —Diarrhée. — A lbuminurie légère probablement d'origine intestinale. — Des réserves pour la possibilité d’un néoplasme.

Communiquée par M. le D' Tournier.

Malade vu le 2 mars 98. M. F..., de Courtenay (Isère), âgé de 40 ans. N’a jamais été malade jusqu’il y a sept mois. Les phénomènes ont débuté après de grands chagrins et des préoccupations morales (femme morte de tuberculose; enfant atteint de tuberculose). Il y a 7 mois, début simultané de malaises gastriques et de diarrhée surtout matinale et lientérique, très probablement d’après le récit du malade.

Depuis 4 mois, inappétence très accentuée pour la viande. Amaigrissement de 7 kilos. Léger nervosisme, le malade se préoccupe de sa santé.

Objectivement : facies pâle. Pas de tumeur au palper abdominal. Le foie déborde de un travers de doigt le rebord des fausses côtes. Un repas d’épreuve, au bout de deux heures donne : (Petite quantité d’une bouillie épaisse, sans odeur).

Acid. tot. — 1,095.

HCI libre et combiné — 0.

Achroodextrine. Peptonisation faible.

Rad

Urines. Albumine légère. Pas d’hypertrophie cardiaque; pas de galop.

Traitement. — Régime. Une demi-heure avant chacun des deux repas, quarante gouttes élixir parégorique.

Demi-heure après chacun des 2 repas dans un demiverre d’eau 15 gouttes d'HCI, et après dîner une deuxième dose de 15 gouttes de demi-heure à r heure après la première.

Compresses chaudes sur le ventre.

Le malade est revu le 20 mai. Il a engraissé ; n’a plus de diarrhée.

A l’examen de l’abdomen,on ne constate rien de particulier. Le malade va bien.

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