‹ De l'emploi de l'acide chlorhydrique à hautes doses dans certaines affections de l'estomacChapitre 18 sur 32 · OBSERVATION IX · texte numérisé non relu

OBSERVATION IX

recueillie dans le service de M. le D’ Lépine par M. le D' Tournier et publiée par lui dans la Prov. Méd., oct. 1897.

Hystérie avec stigmates. —- Indigestions fréquentes. Vomissements — Anachlorhydrie.

M. B... PIERRE, mineur, entré le 15 septembre 1892 salle Sainte-Elisabeth, n° 25 bis, sorti le 2 janvier 1803.

Antécédents héréditaires. — Père inconnu, mère vivante, très nerveuse, prend des crises d’hystérie.

Deux frères bien portants non névropathes.

Antécédents personnels. De 7 à 14 ans, incontinence d’urine. A l’âge de 3 ans, affection mal déterminée, soignée à la Charité, séjour de 2 mois. Le malade raconte que le sang lui sortait par les yeux, le nez, la bouche et les oreilles. Il n’avait pas de crise à cette époque. Il ajoute que depuis. à 3 ou 4 reprises, il a perdu par les yeux du sang, la quantité d’un dé à peu près, après avoir été exposé à la fumée. Ces hémorrhagies se produisent sans douleur ; le sang coule goutte à goutte.

Jamais troubles trophiques cutanés. Pas de convulsions dans l'enfance. À l’âge de 15 ans, séjour à la Charité pour polypes ou végétations adénoïdes, a été opéré par le nez. Il a le facies adénoïdien.

Dès l’enfance, névropathie : pleurs faciles, colères qui déterminent de l’agitation, des trépignements: pas de sensation d’étouffement à la gorge. En juin 1892, la veille du tirage au sort, a pris une grande crise avec perte de connaissance : durée 48 h. Après, encore 3 à 4

SEEN, MES crises, moins longues. La crise est annoncée par une sensation de brouillard, de vertige, pas de cri, pas d’urination. Les crises ont été vues à Longchêne. Indigestions fréquentes, 5 à 6 par an.

Le 4 décembre 1891, entré à Sainte-Jeanne pour scarlatine. Séjour un mois et demi. Pas d’œdème, pas d’albumine consécutive. Envoyé à Longchêne. Pendant son séjour à l’Hôtel-Dieu, il digérait bien. À Longchène, il s'ennuie et a pris du dégoût pour tous les aliments, l’ennui le poursuivait couché ou debout, il pleurait constamment.

Au bout d’une quinzaine a commencé à vomir, d’abord ies soupes ; les vomissements étaient précédés d’une sensation de pesanteur pendant 20 minutes. Peu à peu bouillon, lait, viande, tout a été vomi (au bout de huit jours) et le vomissement survenait souvent, immédiatement avant la fin du repas. Il a pris la potion de Rivière pendant deux mois sans résultat. De même sont restés sans résultats : lavement avec ipéca, lavage d’estomac, ainsi qu'une alimentation avec poudre de viande et lait exclusivement.

Ainsi, jusqu'à son entrée salle Sainte-Elisabeth, n'a pas cessé de vomir après chaque repas continuellement, sans effort pénible. Un mouvement, un effort accélérait le vomissement, Cependant, il n’a pas sensiblement maigri.

Etat du malade à son entrée. — Les seuls phénomènes subjectifs accusés sont ceux qui viennent d’être décrits.

Objectivement. — Rien au cœur ni aux poumons, ni sucre ni albumine, intelligence et mémoire assez développées rétrécissement du champ visuel des deux côtés. Anesthésie pharyngée complète. Anesthésie des membres

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