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De l'emploi de l'eau en chirurgie

En choisissant pour sujet de ma dissertation inaugurale f emploi de l'eau en chirurgie, j’ai dû, après avoir fait les recherches historiques relatives à mon sujet, réunir la plupart des observations qui ont été publiées, ainsi que celles, inédites, qui appartiennent à la pratique de mon père, afin de prouver les succès incontestables qui ont été obtenus par l’usage de l’eau dans le traitement des affections chirurgicales.

J’ai tâché ensuite de déterminer dans quelles maladies on peut et on doit y avoir recours.

Mon travail était divisé en quatre parties bien distinctes :

1° Histoire de l’emploi de l’eau en chirurgie;

2° Considérations générales et procédés divers pour l’application de ce moyen ;

3° Classes de maladies dans lesquelles on doit l’employer;

4° Observations et procédés classés par régions.

Mais, les faits étant devenus trop nombreux, et la discussion des maladies qui en réclament l’usage ayant pris trop d'étendue, je me suis vu obligé, bien à regret, de laisser de côté les deux dernières parties , et de restreindre le

cadre que je m’étais tracé, en ne donnant aujourd’hui que les deux premières, c’est-à-dire l’histoire de l’emploi de l’eau, les considérations générales, et la description des principaux procédés pour l’application de ce moyen.

Un point très-important, que j’ai longuement étudié avec mon père , est relatif à la température de l’eau dont on doit se servir en chirurgie. Après avoir analysé avec soin les inconvénients qui ont été attribués à ce moyen, nous avons reconnu qu’ils étaient dus, en grande partie, au froid ; notre conviction est donc bien arrêtée : l’eau de 18° à 25° offre, en général, presque tous les avantages de l’eau froide, sans en avoir les inconvénients; aussi son usage me paraîtil devoir être la règle, et l’eau froide l’exception.

Je regrette de ne pouvoir donner, en ce moment, à mon sujet toute l’extension qu’il aurait dû avoir.

J’espère cependant être parvenu à démontrer que l’eau , employée méthodiquement, est le topique antiphlogistique le plus puissant, qu’il est préférable à tous les autres, et qu’on peut en faire la base d’une thérapeutique rationnelle dans la plupart des affections chirurgicales.

Du reste, je me propose de reprendre prochainement ce travail , et de le rendre aussi complet qu’il me sera possible , surtout sous le rapport pratique. Je publierai alors les faits nombreux que je n’ai pu faire connaître aujourd’hui , et j’examinerai avec soin quelles sont les classes de maladies du ressort de la chirurgie qui peuvent être avantageusement traitées par l’eau.

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