‹ De l'Emploi de la Sonde à Demeure Après l'Uréthrotomie InterneChapitre 11 sur 19 · CAUSES DE LA DIVERGENCE D'OPINION DES AUTEURS · texte numérisé non relu

CAUSES DE LA DIVERGENCE D'OPINION DES AUTEURS

Si tel est le rôle bien établi de la sonde dans l’urétrotomie interne : protéger la plaie contre la résorption urineuse, de façon à éviter la fièvre ; pourquoi dans un assez grand nombre d'observations, comme nous avons pu le voir, ne s'est-il produit aucun accident, bien que la sonde n'ait pas été employée et que le contact de l’urine avec la plaie ait été laissé par conséquent absolument libre ?

C’est l'existence indéniable de ces cas apyrétiques sans emploi de la sonde qui a jeté le désaccord parmi les divers praticiens. Ceux qui ont observé ces cas dans leur pratique et qui, à côté de cela, ont eu de la fièvre alors qu'ils s'étaient servi de la sonde, n’ont pas manqué de décrier celle-e1 et d’en recommander l'abandon. Ceux, au contraire, qui n’ont .eu que déceptions, et c’est la majorité, en n’employant'pas la sonde et des succès en s’en servant. en ont fait l'éloge dans tous les cas.

Pendant longtemps, certains auteurs, Horteloup était parmi ceux-ci, ont pensé que si, dans les deux circonstances :

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‘ emploi ou abandon de la sonde, on pouvait observer des accidents fébriles, ces alternatives de cas fébriles et apyrétiques s’expliquaient par un retentissement opératoire sur l'appareil rénal dont le fonctionnement était normal chez les uns, défectueux chez les autres. C'était enlever à la sonde toute action possible sur la production de la fièvre. Aussi, Horteloup s'est-il, pendant longtemps, systématiquement abstenu de l’éemployer. | ‘

Les études microbiennes sont enfin venues expliquer la possibilité de cas apyrétiques sans emploi de la sonde. L'état septique ou aseptique des urines donne l'explication des accidents fébriles survenant après l’urétrotomie et des divergences dans les résultats opératoires.

Nous extrayons des comptes-rendus du congrès de chirurgie, 1892, le passage suivant de Horteloup qui, pour notre sujet, est d’un intérêt capital. |

Pourquoi de la fièvre chez les uns, chez les autres pas? La véritable raison est dans la toxicité microbienne de l'urine. Après lavage de l’urètre, Horteloup fait uriner des rétrécis dans des tubes à essai. Avec une aiguille de platine, il ensemence des ballons de bouillon peptonisé. Ces cultures ont toujours été faites dans des ballons de culture aérobies et anaérobies ; mais l’expérience n’a jamais réalisé l'hypothèse de l'existence de microbes anaérobies dans l'urine.

Une fois ensemencé, le ballon est mis dans une étuve à 39° pendant vingt-quatre heures, temps suffisant pour reconnaître par transparence si le bouillon a ou n'a pas cultivé ; ensuite on fait à loisir la recherce de l'identité microbienne.

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