‹ De l'Emploi de la Sonde à Demeure Après l'Uréthrotomie InterneChapitre 19 sur 19 · POTTER · texte numérisé non relu

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demi-heures. Si on constate que la sonde est bouchée, il fau-

dra la disobstruer immédiatement avec de l’eau chaude.

On ne devra pas se contenter de mettre la sonde à demeure dans le but d'éviter la résorption de l'urine il faudra profiter de sa présence pour faire, dans la vessie et dans l’urètre, de nombreuses injections destinées à assurer l’antisepsie de ces organes et de leur contenu, Ce sera le meilleur moyen d'éviter un accident très fréquent : l'accès de fièvre après le retrait de la sonde.

Ce mouvement fébrile, quelquefois intense, est dû, d’après la majorité des auteurs, à ce que la couche de lymphe plastique qui s'organise sur la plaie urétrale, ne forme pas encore, au moment ou l’on enlève la sonde, un revêtement assez imperméable. On objectera : cet accident est tout aussi évitable en ayant soin de retirer la sonde qu'après formation de la pellicule isolante. Mais quelle durée fixer à sa production ? Perrier dit 48 heures ; mais cela n’a et ne peut avoir rien d’absolu ; on a vu survenir la fièvre après l’extraction de la sonde, alors que celle-ci était depuis plusieurs jours dans le canal.

Rendre l’urine aseptique, tel est le vrai moyen d'éviter cet accident et régulièrement on ne devrait pas enlever la sonde avant d’avoir constaté que l’urine ne contient plus de germes.

L'emploi de la sonde peut présenter des difficultés. Après la section du rétrécissement, on éprouve parfois des difficultés à son introduction. Il ne faut pas forcer la résistance. Mieux vaut ne pas mettre de sonde à demeure.

. Le malade aura peut-être un accès de fièvre, mais probablement léger ou sans gravité, tandis que des manœuvres

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violentes ou prolongées l’exposeraient à une intoxication plus dangereuse.

Enfin la sonde gêne souvent le malade, elle est même parfois douloureuse. Il faut essayer alors de la rendre sup- : portable par des suppositoires calmants, ou des injections de cocaïne au niveau du col, au moyen de cette sonde ellemême. |

Si le malade souffrait réellement trop et ne pouvait garder la sonde, on la sortirait et l’on pratiquerait le cathétérisme suivi d’injections antiseptiques à chaque besoin d'uriner, avec une sonde en argent du calibre 16 à 20. Mais on conçoit que cette méthode a bien des inconvénients : d’abord, la préoccupation continue qu’ellé cause au malade et au médecin traitant, la fatigue de l’urètre, l'irritation de sa plaie à la suite de cathétérismes aussi fréquents, les dangers multipliés d'introduction des microbes dans l’urètre et la vessie,

Ne décrions pas l’usage de la sonde qui a, certainement, rendu d'énormes services et qui en rend encore à l’heure actuelle, mais, ne serait-ce que pour éviter les quelques inconvénients qu’elle présente et pour simplifier le manuel opératoire de l’urétrotomie interne, nous souhaitons que la perfection des procédés antiseptiques autorise bientôt sa

suppression dans tous les cas.

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