‹ De l'Emploi de la Sonde à Demeure Après l'Uréthrotomie InterneChapitre 4 sur 19 · ER 14 4 SA · texte numérisé non relu

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demeure n’a pas été employée; 7 fois il y eut un accès de fièvre débutant par un frisson violent. Un malade qui avait uriné aussitôt après la section du rétrécissement, eut un frisson 3 heures après et mourut au bout de 15 jours.

— Dans l’autre, comprenant 6 cas, la sonde à demeure fut employée. Il n’y eut pas de frisson. Toutefois, chez l’un, la sonde fut enlevée après 24 heures et à la première miction qui se produisit par canal libré, il y eut frisson.

— Dans un cas à part, fort intéressant, le malade subit deux urétrotomies successives : la première, sans sonde, fut suivie de frissons intenses; l’autre, avec sonde, ne s'accompagna d'aucune réaction thermique.

Il cite aussi une observation de Maisonneuve : l’opéré resta 14 heures sans sonde sans uriner, aucun accident ne se produisit; il ne put attendre davantage que son médecin vint le sonder, mais après sa première miction, il eut un frisson des plus violents et les jours suivants des phleomons énormes suppurés de toute la paroi gauche de la poitrine et d’une partie de la région lombaire.

Gosselin, dans ses Cliniques, rapporte le résultat de 35 urétrotomies internes pratiquées par lui de 1861 à 1873. 14 furent faites sans sonde : il y eut? fois unefièvre modérée, 8 fois une fièvre très élevée. Les 21 autres, faites avec sonde, ne comprennent que 6 cas fébriles. |

Reverdin, sur 52 opérations de la pratique de Guyon où la sonde fut employée, relève 19 fois des frissons et de la fièvre. À

Garnier, éléve de Laroyenne, rapporte, dans sa thèse, en 1872, 12 observations d’urétrotomie interne pratiquées sans

sonde à demeure. La guérison fut obtenue 9 fois sans le moindre accident post-opératoire ; deux fois avec un frisson survenu le soir de l’opération : une fois la mort survint au bout d’un mois du fait de lésions rénales.

Martinet, en 1876, consigne les résultats de la pratique de Guyon depuis 1867. Il conclut à la nécessité, à ses yeux indiscutable, de mettre, après l’urétrotômie interne, une sonde à demeure dans le canal, mais une sonde moyenne car on nese propose pas de dilater le canal, mais seulement de le protéger contre le contact de l’urine. La sonde joue, par rapport à l’accès de fièvre, un rôle véritablement préservatif. Sur 30 opérés, scrupuleusement suivis à ce sujet par Martinet, 20 fois l’apyrexie a été complète; 2 fois il y a eu élévation de température sans frisson le premier jour; 7 fois il a eté observé du deuxième au troisième jour, c’est-à-dire immédiatement après le retrait de la sonde ; une fois seulement le quatrième.

En 1876, Horteloup 1 Ho à l’un de ses élèves une thèse sous le titre: « de l’'Urétrotomie interne à l'hôpital du Midi », qui donne 17 opérations faites sans sonde et dont deux seulement furent suivies de fièvre.

Le Dentu, en 1886, sur 24 urétrotomies, a supprimé 3 fois la sonde à demeure et sans aucun due pour ses opérés qui ont guéri normalement.

Gassiolle (thèse de 1889) partage l’ PE de Guyon sur les avantages de la sonde.

Desnos (1891) a éprouvé, dans 5 cas d’urétrotomie, des difficultés qui ont empêché de mettre la sonde à demeure, 11 fois celle-ci à mal fonctionné et le passage de l'urine

chassée entre elle et les parois urétrales a motivé son retrait anticipé. Sur 16 cas, 5 accès de fièvre, soit 30 0/0.

Sur 62 autres, où la sonde fut mise en place, 8 accès de fièvre, soit 12,9 0/0, survenus toujours dès que la sonde a été retirée, c’est-à-dire le deuxième jour.

Pousson publie, en 1891, une série d'observations. Sur 22 opérés, » seulement n’ont présenté aucun symptôme fébrile. Pourtant, sur ces 5, l’urine avait été en contact direct de la plaie chez 3 et l’on peut les considérer comme n'ayant pas eu de sonde après l’opération, En effet, chez l’un (obs. XXII), il avait été impossible d'introduire la sonde à demeure; chez un autre (obs. X) on n'avait pu placer qu’une‘petite sonde n° 15; chez le troisième(obs. XIV), la sonde s'était bouchée et le malade avait fait de violents efforts qui avaient chassé l’urine entre le canal et la sonde. |

Horteloup pratique, en 1892, 7 urétrotomies internes sans sonde à demeure, chez des malades dont les urines étaient aseptiques. Dans aucun cas il n’a de fièvre.

Loumeau, en 1892, publie 3 observations de malades chez lesquels l'absence de la sonde n’a aussi entraîné aucun accident fébrile. |

Ricketts (1893), sur 36 cas d’urétrotomie pratiquée antiseptiquement et suivie de sonde à demeure, observe seulement 3 cas de fièvre qui n’a pas dépassé 102° F. et n’a pas duré plus de 72 heures. : À

Enfin en 1894, Debés à recueilli dans sa thèse toutes les observations de Pousson. Depuis son mémoire de 22 cas,

ce dernier, en deux ou trois circonstances exceptionnelles,

ha sans Sao. " continue, toutefois, A générale, à mettre la sonde; “il a ainsi observ ÿ rexie phsoes ol ire be a fièvre ab

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