CONCLUSIONS
1° Le rhumatisme chronique déformant n’a pas une étiologie unique, c’est un aboutissant où des voies variées conduisent.
On en distingue trois variétés principales :
Type localisé : Morbus coxæ senilis ;
Nodosités d'Heberden ;
lihumatisme polyarticulaire progressif déformant.
Les lésions consistant toujours en altérations des cartilages, en épaississement des synoviales et en rétractions tendineuses, le tout accompagné d’atrophie musculaire constante.
Le pronostic est sombre, la marche envahissante, progressive est sa règle.
La lésion se montre souvent rebelle au traitement.
2° La médication interne (iodure, régime, arsenic, gaïac, iode, etc.), a donné à certains praticiens de très bons résultats ; ses échecs sont malheureusement fréquents.
La médication externe (hydrothérapie, révulsion, eaux thermales) qui compte à son actif plus d’un succès, fatigue souvent le malade. Elle est pour
| Liébert 5
beaucoup soit trop onéreuse, soit impraticable à domicile.
3° La médication électrique s'adresse soit à l’état général (haute fréquence), soit à la lésion locale (courants continus).
L'emploi de ces derniers offre les avantages suivanis :
a) Il nécessite un outillage peu compliqué et d’un prix de revient peu élevé ;
b) Grâce aux appareils transportables il peut s'appliquer partout;
c) La technique en est facile et quelques précautions élémentaires suffisent à éviter toujours des inconvénients d’ailleurs peu graves ;
d) Avec un peu de soins il est indolore ;
e) Il respecte le bon état des voies digestives et n’expose à aucune intoxication,
4° Les résultats ainsi obtenus sont souvent surprenants et, si la guérison n'est pas la règle, il est bon en présence des succès souvent obtenus de ne pas refuser à un malade une chance de guérison ‘ou même d'amélioration possible dans une affection si rebelle en général à tous les procédés thérapeutiques.
Vu : le Président de la thèse GILBERT
Vu : le Doyen, DEBOVE
Vu : et permis d'imprimer, Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris.