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ministration de ces diverses modalités thérapeutiques.

Pour Garrod, l'indication dominante à tous égards,

aussi bien dans la diététique que dans le traitement, consiste à relever les forces de l'organisme, à ramener la circulation générale, à assurer les fonctions des reins et de la peau, à surveiller l’état de chaque organe en particulier et à appliquer une médication appropriée, de manière à rétablir l'harmonie fonctionnelle. Parmi les médicaments Garrod signale le fer, le quinquina, l'huile de foie de morue, ce dernier médicament donnant parfois des résultats merveilleux chez les sujets affaiblis et de constitution sèche ou encore chez ceux qui ont notablement perdu de leur embonpoini.

Dans les périodes actives du débit, dans les paroxysmes, la médication n’est autre que celle du rhumatisme articulaire aigu ou subaigu : quinine, opium, digitale, applications locales calmantes, etc., etc. Le malade, devra être maintenu au repos et au lit, à la fois comme le dit Garrod. pour assurer le repos des jointures et favoriser les fonctions de la peau ; on aura recours aux diurétiques, aux purgaüifs légers; dans le cas où la douleur est augmentée par la chaleur du lit, Garrod déclare avantageux dès cette première période l'emploi de KI à petites doses.

L'alimentation sera légère, mais soutenue selon l'état des voies digestives ; au bout d’une semaine

ou deux de ce traitement, les symptômes aigus sont

apaisés et la thérapeutique doit entrer dans une autre phase, car c’est alors l’état général qu’il s’agit de remonter, par la surveillance, la régularisation de toutes les fonctions et Le rétablissement de l'intégrité de tous les organes.

La valeur de ces préceptes, dit Besnier, est d’autant plus grande que, comme l’a fait remarquer Charcot, & aucun médicament n’est capable à lui seul de guérir le rhumatisme chronique progressif et seule la réunion de moyens hygiéniques et diététiques avec les premiers est capable en intervenant à propos d’enrayer ou de modérer la marche de l'affection ».

Nous avors pu nous-même apprécier l'importance de cette méthode. À l’hôpital où la communauté interdit si souvent au malade de suivre pendant longtemps et d’une facon parfaite un régime alimentaire spécial, nous avons vu nos malades prendre assez rapidement l'aspect souffreteux, le teint jaunâtre et l’habitus maladif ordinaire aux-rhumatisants chroniques ; notre mère au contraire, pendant ces quinze mois d’immobilisation, a pu, grâce à un régime végétarien largement tempéré, conserver une

allure extérieure de santé florissante malgré sa pré-

sence dans un local où l’air et la lumière lui étaient plutôt chichement mesurés.

Il est donc de première importance de prescrire sévèrement un régime complet, après quoi on pourra employer avec plus de confiance un des nombreux

médicaments qui suivent.

L’arsenic a été ordonné soit à l’intérieur, soit sous

forme de bains plus ou moins prolongés. Beau, Trousseau, Guéneau de Mussy, Charcot l’ont particulièrement employé avec des résultats variables.

Souvent on note des phénomènes d’intolérance et, selon Charcot, son influence est nulle dans les cas de rhumatisme noueux invétéré. En bains, il faut se rappeler que la peau normale n’absorbe pas l’arsenic et ce mode de traitement n’a donc d’autre valeur que celle de l’hydrothérapie que nous étudierons plus loin.

Charcot déclare se trouver bien de la teinture ammoniacale de gaïac qui « produit d’abord une exaspération des accidents locaux, puis une amélioration notable ; la mobilité des jointures reparaît quelquefois et le malade éprouve un soulagement manifeste ».

L'iode et ses composés constituent un des agents les plus utiles de la médication dirigée contre le rhumatisme osseux, badigeonnages iodés à l'extérieur, teinture d'iode à l’intérieur à doses croissantes de quelques gouttes à quelques grammes pris au moment des repas dans de l’eau sucrée,

Nous avons poursuivi longuement cette médication sur une de nos malades ; pendant plusieurs mois nous lui avons donné des doses progressivement croissantes d’iodolose et nous avons pu constater, qu'en dehors de quelques phénomènes d’intolérance, d’ailleurs rares, cette thérapeutique semblait efficace contre les phénomènes douloureux qui sous la moindre influence reparaissaient au cours du traitement.

L'iodure semble réussir dans beaucoup de cas, mieux que les alcalins, mais moins cependant que l'huile de foie de morue en laquelle Besnier parait avoir une absolue confiance.

Enfin dernièrement le professeur Lemoine préconisait dans son formulaire la méthode de Grasset : (Nal 2 grammes pendant vingt jours de chaque mois, liqueur de Fowler V à X gouttes pro die pendant les dix autres jours) tout en laissant une large part à l'hygiène et à l’électrothérapie.

Comme nous l'avons signalé, nous avons employé tour à tour ces diverses méthodes dans les différents cas que nous avons soignés, el l’on verra dans nos observations que nos échecs ont peut-être moins tenu à l'inefficacité des médicaments qu’à notre abandon forcé de ces procédés tour à tour en présence, des résultats trop médiocres et trop lents pour l’im-

patience naturelle des malades.

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