B. — MÉDICATION EXTERNE
Avant d'aborder l'étude du traitement électrique qui constitue pour nous le plus important des traitements de cette classe, nous voulons dire quelques mots de l’hydrothérapie que nous avons nous-même plusieurs fois employée.
Le bain peut être très chaud ou seulement tempéré ; chez notre mère, tout au début, dans Pimpossibilité où, faute d'installation, nous étions de donner
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des bains complets, nous avons remédié à cette pénurie par des applications de compresses presque bouillantes au niveau des articulations atteintes. À l'hôpital nous avons donné des bains par séries de 15 à 20 en nous conformant aux indications suivantes de Lasègue :
Le bain doit être donné avec toutes les précautions nécessaires pour que le malade ne puissé être soumis à aucune cause de refroidissement ; la température une fois adoptée doit être maintenue constante. Enfin, à la sortie du bain, dont la durée doit varier suivant les tolérances individuelles sans jamais être inférieure au bout de quelques jours à une heure, le malade peut être soumis à la sudation dans des couvertures de laine.
Bien des fois nous avons été obligé de suspendre ce traitement parce que les malades fatigués par le bain lui-même ou par la sudation consécutive mettaient mauvaise grâce à suivre ponctuellement une méthode dont ils ne constataient pas assez rapidement à leur gré les effets curateurs.
Les eaux thermales semblent avoir plus d'action, et parmi les malades que nous avons pu voir dans la clientèle de certains de nos maîtres, plusieurs nous ont vanté les bons résultats obtenus par une station soit à Plombières, soit à Dax, soit à Amélie-les-Bains. De même une de nos malades déclare s'être toujours bien portée durant son séjour à Saint-Amand où elle a été en trailement et n'avoir recommencé à souffrir et à se déformer que du jour où elle a dû revenir.
habiter les parties basses et marécageuses d'Amiens.
Signalons aussi le bain de sable chaud et le bain de soleil, tout en avouant que nous n’avons aucune expérience de ce dernier, les essais que nous en avons faits étant difficiles à continuer d'une facon suivie, sauf en plein été, sous un climat aussi brumeux que celui de la Somme.
Enfin n'oublions pas les pointes de feu qui peuvent quelquefois amener une révulsion salutaire, mais qui souvent sont inulilisables à cause de la localisation fréquente du processus sur les petites jointures et des paroxysmes articulaires localisés ou généralisés qui succèdent trop souvent immédiatement à leur application.
En résumé on voit que le rhumatisme chronique, progressif, déformant, est loin d’avoir comme le rhumatisme aigu une médication spécifique, et il n’est pas étonnant que du jour où lon a commencé à connaître quelque peu les effets de l'électricité sur la nutrition, physiciens et médecins aient songé à l’utiliser dans le traitement d’une affection contre laquelle se brisent le plus souvent les efforts de la
thérapeutique pharmacologique.