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Disparition de la douleur Disparition momentanée
Disparition de la douleur
lobaire. — 3
Guérison
cas.
La douleur disparait 2 jours ; elle apparaît m.vive.
Ces tirente-sept observations se décomposent ainsi :
Névraloie sciatique, dix cas: septsuccès, après une seule pulvérisation ; un succès après la deuxième application ; enfin, dans deux cas, amélioration seulement.
Rhumatisme musculaire, onze cas: onze guérisons ; une seule après deux applications.
Rhumatisme articulaire, einq cas : cinq guérisons après une pulvérisation.
Rhumatisme chronique, deux cas : la douleur disparait après une seule séance.
Enfin, succès complet, au point de vue de la douleur, dans divers cas de contusion articulaire, de points de côté dans la tuberculose, la pleurésie et la pneumonie.
Dans ces observations, l'amendement ne paraît pas dépendre de l’âge de l'affection. Une sciatique, datant de plusieurs années, est guérie après une pulvérisation de 13” ; une autre de vingt-neuf mois, après une pulvérisation de 5”.
Toutefois, après trois ans (obs. V), une sciatique résiste à trois applications de chlorure de méthyle ; mais une autre, après huit jours, réclame quatre pulvérisations.
La durée moyenne des pulvérisations a été de 5” à 6”. Minimum, 4” ; maximum, 20”, Certaines observations présentent le plus grand intérêt, car on voit employés sans succès, tous les éléments classiques de la thérapeutique ; la maladie ne cède que devant le chlorure de méthyle.
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Notons, après les applications du siphon de Debove, des complications. légères, mais assez fréquentes : érythème, vésication ; des eschares superficielles, moins souvent.
En somme, les résultats considérés sont des plus satisfaisants : trente-sept cas, trente-cinq guérisons, deux améliorations.
Aussitôt après la communication de M. Debove, et sur la foi des brillants résultats offerts par ses observations, le chlorure du méthyle était expérimenté à Lyon, soit en ville, soit dans les services hospitaliers, et, dans les séances du mois de janvier 1885, M. le professeur Soulier, le premier à Lyon, présentait à la Société des sciences médicales le résumé de quelques faits ayant trait à l'emploi des pulvérisations de chlorure de méthyle.
Une des malades, atteinte d’une sciatique peu intense, a présenté une améhoration légère ; une autre, disant avoir une sciatique double, pas d’amélioration; enfin, une troisième a vu ses douleurs articulaires soulagées momentanément après une seule pulvérisation. On voit que les résultats laissaient à désirer et qu'ils ne présentaient pas les mêmes caractères que ceux signalés par M. Debove, c’est-à-direla rapidité et la constance dans la guérison.
Dans la même séance, M. Léon Tripier signalait également trois observations où l’on avait fait emploi des pulvérisations de chlorure de méthyle. Un cas de guérison, après trois séances, pour une névralgie sciatique ; une amélioration passagère pour une dou-
leur localisée au rhomboïde ; enfin, un soulagement instantané, mais de peu de durée, pour des douleurs lombaires d’une nature indéterminée.
En terminant, M. Tripier établissait qu'il pensait le chlorure de méthyle utile dans les névralgies vraies : la guérison pouvant être le résultat de la réfrigération, et insuffisant pour la guérison des névralgies symptomatiques.
Ces premiers résultats en somme peu encourageants : un seul succès sur six cas, et dus soit à la nature des affections traitées, soit à une certaime timidité dans l'emploi du nouvel agent, ne devaient cependant pas arrêter l’expérimentation des pulvérisations de chlorure de méthyle, et une habitude plus grande du médicament, une crainte moins excessive des accidents consécutifs, permettaient bientôt d’arriver à des résultats tout à fait différents de ceux que les premiers essais faisaient prévoir.
C’est surtout à l'hôpital de la Croix-Rousse que la méthode de M. Debove a été employée, et ce sont les faits recueillis par les médecins de cet hôpital qui ont établi, d’une façon certaine, l’action du chlorure de méthyle, non seulement dans la névralgie sciatique, mais encore dans les autres névralgies et dans d’autres affections où l'élément douleur est un facteur avec lequel il fautcompter.Toutrécemment,M.Vinay publiait, dans le Lyon médical ({), un travail résumant les faits observés dans son service et dans celui de ses collègues de l'hôpital de la Croix-Rousse. Il
(1) Lyon médical, n° 28, 12 juillet 1885.
no.
décompose ainsi, dans un tableau, les diverses affections traitées par lui-même :
Six névralgies sciatiques ; Deux névralgies du nerf cubital :
Une névralgie du nerf crural Troislumbagos ;
Et y joignant :
Une névralgie sciatique (service de M. Augagneur) ;
Six névralgies sciatiques (service de M. Bouveret);
Une névralgie sciatique, un lumbago (service de M. Perret);
Trois névralgies sciatiques, une névralgie crurale (service de M. Renaut);
Il arrive à un ensemble de vingt-cinq cas, et les résultats lui permettent de noter :
Dix-sept guérisons, quatre améliorations, sur vingt-un cas de névralgies ;
Quatre guérisons sur quatre cas de lumbagos.
Ces observations, dont nous donnons le détail pour la plupart, apportent donc des faits probants à l'étude de l'emploi du chlorure de méthyle.
La guérison a été la règle dans une forte proportion, et si la modification n'a pas été aussi soudaine qu'on l'avait signalé, 1l faut tenir compte, comme le dit M. Vinay, de la forme plus ou moins grave de la névralgie.
En effet, dans la plupart des cas, il a fallu revenir deux ou trois fois aux pulvérisations ; mais, n’a-t-on pas vu, dans une observation du D' Santelli, la névralgie ne céder qu'après six pulvérisations ?
En terminant son mémoire, M. Vinay conclut ainsi: « la méthode de M. Debove m'a paru bien supérieure à toutes celles que j'ai pu employer jusqu'à ce jour dans le traitement des névralgies. » Et 1] ajoute en substance : Dans la plupart des cas, la disparition de la douleur a été rapide, et des sciatiques rebelles à un traitement longtemps continué, et qui semblaient devoir épuiser tous les agents de la thérapeutique classique, ont été modifiés en peu de temps et après un nombre presque toujours restreint de pulvérisations.
A la suite de la lecture du mémoire de M. Vinay, à la Société médico - chirurgicale des hôpitaux , plusieurs membres de la Société exposaient les résultats que leur avait donné l’emploi du chlorure de méthyle.
M. Meynet ne se montre pas partisan de ce nouvel agent, Sur Cinq cas que nous retrouveronscités dans nos observations, 1l signale trois insuccès et deux améliorations à peine marquées. Mais 1l semble que là, le chlorure de méthyle ait été employé avec une certaine déflance préconçue et, comme le fait remarquer le professeur Renaut, il faut pour ce traitement comme pour les autres traitements de la sciatique, une persistance soutenue, et ce n'est pas trop demander que de chercher le succès dans l'application réitérée de deux ou trois pulvérisations.
M. le professeur Soulier déclare que, depuis ses premiers essais, 1l a obtenu des résultats favorables, etpour lui, la méthode nouvelle est supérieure aux autres.
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M. Faivre, employantle chlorure de méthyle dans trois cas de sciatique, a eu un succès, et cela après une séance de pulvérisation, une amélioration, enfin, une troisième malade est restée stationnaire.
M. J. Teissier a vu réussir le chlorure de méthyle chez des ataxiques et des épileptiques, pour des douleurs rachidiennes, alors que tous les autres moyens avaient échoué.
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