‹ De l'emploi des pulvérisations de chlorure de méthyleChapitre 21 sur 34 · STORES · texte numérisé non relu

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OBSERVATION XX

Le nommé Jules H..., âgé de 51 ans, teinturier, entré le T avril 1885, salle St-Irénée (Croix-Rousse). Service de M. le D' Vinay. (Névralgie cubitale gauche.)

Le malade, qui est en traitement pour une gastrite subaiguë alcoolique, est pris, à la date du 21 avril, de douleurs vives, le long du nerf cubital gauche.

Première pulvérisation au chlorure de méthyle.

23 avril. — Les douleurs ont disparu de toute la région supérieure du nerf, elles persistent seulement au niveau de l'apophyse styloïde du cubitus et le long du cinquième doigt.

Deuxième pulvérisation.

26 avril. — Les douleurs, le long du cubital, n’ont pas reparu; il ne persiste que les points douloureux signalés plus haut.

Troisième pulvérisation. Toute douleur disparait.

OBSERVATION XXI

Le nommé Pierre G...,àgé de cinquante-huit ans, ébéniste, entré le 10 juin 1885, salle St-Irénée (Croix-Rousse), lit n°52. Service de M. le docteur Vinay. (Névralgie crurale gauche de nature rhumatismale.)

Il y a deux ans, rhumatisme articulaire.

Le malade entre pour une douleur qui a débuté il y atrois mois et qui a augmenté peu à peu. Cette douleur n’est pas perçue lorsque le malade marche depuis quelque temps, elle est surtout marquée au début dela marche lorsque le malade est resté assis. Le siège de la douleur est situé à la partie antéro-interne et supérieure de la cuisse, de là elle descend en avant pour aller se terminer au niveau du condyle interne

du fémur. Un autre point douloureux existe en dehors de la cuisse, en arrière du grand trochanter.

La douleur ne se produit pas la nuit, elle ne se manifeste pas lorsqu'on presse à pleine main les masses musculaires de la région douloureuse.

Pas d’atrophie du membre.

11 juin. — Première pulvérisation au chlorure de méthyle sur toute la surface de distribution du nerf crural. 43 juin. — Les douleurs ont disparu de la partie antéro-

interne de la cuisse, mais elles persistent en dehors dans les points sur lesquels on n’a pas agi.

Deuxième pulvérisation sur les points non touchés primitivement et douloureux.

15 juin. — Le malade sort guéri.

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