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Un écran de soie noire étendu entre les montants du châssis recouvre le système des deux cadres (rectangulaire et porte-ampoule).
Le malade à examiner debout se place entre l'écran noir et l'écran fluorescent. |
S'il doit être examiné couché, on le fait placer sur une ‘ table qui glisse entre les montants du châssis et on rabat horizontalement le cadre porte-ampoule. Dans ce cas, le docteur Béclère se sert d’une table spéciale dont il a donné la description dans son article intitulé : « Les instruments auxiliaires de l'emploi médical des rayons de Rœntgen » (Archives d'élect. médic., 15 juin 1901).
Diaphragme iris. — Dans l'ampoule, des rayons X partent de tous les points fluorescents de la paroi du verre, mais le faisceau principal de ces rayons est celui qui part de l’anticathode métallique.
Les premiers contribuent à l'éclat de l’image. Si on les supprime, l’image devient plus sombre, mais beaucoup plus nette et offre des détails bien plus précis.
Aujourd'hui que tout le monde fait de la photographie et par conséquent connaît l'usage du diaphragme, on sait que ce diaphragme plus ou moins resserré(diaphragme iris) supprime plus ou moins les rayons marginaux de l’objectif, ne laissant passer que les rayons normaux, les rayons voisins de l'axe de cet objectif, et qu'il en résulte une netteté de plus en plus grande à mesure qu'on resserre le diaphragme, mais on sait aussi que l'objectif étant alors de moins en moins éclairé, plus le diaphragme est petit plus il faut allonger la pose.
En radioscopie et en radiographie, il en est de même.
Pour supprimer les rayons venant de la paroi de verre, les rayons qui sont en dehors du faisceau de l’anticathode métallique, les rayons marginaux, pourrait-on dire, rayons qu'on à appelés aussi parasites, on emploie un diaphragme iris et c’est le docteur Béclère qui à eu le premier cette idée.
Son diaphragme n’est pas circulaire, ilest carré, mais le résultat est le même, il empêche la formation de pénombres qui nuisent à la netteté de l’image et à la précision de ses détails.
Le diaphragme iris employé par le docteur Béclère se compose de deux lames de plomb de 3 millimètres d’épaisseur, de 35 centimètres de long, 20 centimètres de large.
Elles glissent l’une devant l’autre dans un cadre de bois au moyen d’un bouton et peuvent se chevaucher, se dépasser même.
Quand leurs bases du même côté sont à la même hauteur, elles interceptent par leur échancrure un carré qui diminue jusqu'à s’eflacer à mesure qu’elles se chevauchent. Quand elles se dépassent, au lieu d’un carré, c’est un rectangle qu'elles interceptent.
Le cadre de bois du diaphragme est fixé au petit cadre mobile porte-ampoule, il fait corps avec lui et accompagne ainsi l'ampoule dans tous ses déplacements, aussi le foyer d'émission des rayons X est toujours en regard du centre de l'ouverture que forme le diaphragme, que: le cadre soit vertical ou horizontal.
On emploie surtout le diaphragme pour l'exploration
des organes dans les régions de grande épaisseur, par exemple, le thorax, le bassin.
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Lerayon normal, le rayon d'incidence normale, s’entend du rayon perpendiculaire au plan de l'écran ou de la plaque photographique, et c’est seulement au voisinage immédiat du point d'incidence normale que pratiquement l’image n’est pas déformée.
On à donc grand intérêt en radioscopie à disposer sur le trajet du rayon normal, la partiede région qu’on veut scruter.
On y arrive simplement au moyen du diaphragme de plomb complété par l'indicateur d'incidence.
Indicateur d'incidence. On a employé celui de Radiguet, mais celui à croisées de fil est plus précis, c’est celui qu'emploie le docteur Béclère.
Indicateur d'incidence de Radiguet. Cylindre de bois à bases planes dans lequel sont creusés quatre gradins circulaires dont le diamètre diminue du supérieur à l’inférieur.
En plaçant ce petit instrument sur l’écran, si le rayon venant de l’ampoule est normal, les ombres des gradins forment des cercles concentriques.
Si le rayon venu de l’ampoule est oblique, lesombres des gradins au lieu de figurer des cercles, figurent des ellipses plus ou moins allongées.
Indicateur à croisées de fil. Il se compose d’un ensemble de deux cadres de bois, carrés, fixés l’un à l’autre dans deux plans parallèles distants de 17 centimètres. Sur chacun des cadres se croisent à angle droit deux fils métalliques, leur point d’intersection étant
exactement au centre du cadre.
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On accroche cet indicateur au support du diaphragme iris.
Les crochets sont placés de telle sorte que les deux croisées de fil et le centre de l’ouverture du diaphragme sont sur une même ligne droite horizontale et perpendiculaire au plan du diaphragme.
L'ampoule mobile verticalement et horizontalement en arrière de ce système donne à volonté les rayons normaux ou des rayons plus ou moins obliques suivant que l’opérateur a besoin des uns ou desautres. C'estavec ces deux derniers instruments : diaphragme iris et indicateur d'incidence, que le docteur Béclère a pu mesurer l'aire du cœur par les rayons incidents normaux. (Sur la mensuration de l'aire du cœur à l’aide des rayons de Rœntgen, principe d’une méthode nouvelle, Saciété médicale des hôpitaux, 1°* juin 1900.)
Manuel opératoire. Les examens radioscopiques peuvent être antérieurs, postérieurs, obliques, transverses.
Le docteur Béclère recommande l'examen oblique antérieur droit, surtout pour l'examen de la crosse aortique quele faisceau normal atteint alors de plus près.
Les malades sont examinés debout ou assis, exception- . nellement couchés.
Examen du sujet debout ou assis. On le place entre l'écran et le châssis porte-ampoule, puis l’ampoule étant en marche, l’ebscurité faite, on s’assure au moyen de l’indicateur que le rayon normal à l'écran passe par le centre du diaphragme, les deux intersections des croisées de fil ne formant qu’un point sur l'écran. On enlève
l'indicateur et c'est au centre de la plage d'illumination de l’écran, que sera l'incidence normale.
Si on a affaire à un sujet fatigué, on le fait asseoir sur un tabouret dont le siège montant et descendant comme un tabouret de piano, au moyen d’une vis, a la forme d’un siège de bicyclette. ;
Le docteur Béclère emploie ce tabouret afin que le malade puisse étendre le plus possible les cuisses et que sa respiration ne soit pas génée.
Examen du sujet couché. On dispose l’ampoule et le diaphragme comme ci-dessus et on fait tourner le cadre porte-ampoule pour lui donner sous la table une position horizontale, le diaphragme en dessus, l’ampoule dessous. On emploie de préférence la table dont il a été question ci-dessus. |
Pendant les examens radioscopiques, la sensibilité rétinienne augmentant, on fait diminuer progressivement la résistance de l’ampoule.
On estaverti de la trop grande résistance de l’ampoule par l’image qui devient grise et perd la précision de ses contours.
Observations.—1°Tl arriveque dans l'examen radioscopique des femmes on remarque des taches noires, c'est l'ombre des seins, il faut en être prévenu. On voit moins ces taches si la femme ou un aide relèvent les seins en dehors.
2° On voit plus ou moins uneombre oblique à la partie externe et au tiers supérieur du poumon, c’est l'ombre de l’épine de l’omoplate.
Nous ne parlerons pas de l’endodiascopie du docteur
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Bouchacourt, c’est-à-dire de l'introduction de l’ampoule dans une cavité : rectum, vagin, bouche.
Ses applications sont assez limitées en pratique et elle -est assez compliquée;
Signalons en passant deux schémas tres commodes en usage dans le service du docteur Béclère à l’hôpital Saint-Antoine. Ils représentent, L’UN le thorax vu par derrière, L'AUTRE le thorax vu par devant.
Sur le premier, on voit la silhouette de la colonne vertébrale, des vertèbres, des trois premières côtes dorsales, de la clavicule, du diaphragme et du cœur.
Surle deuxième, la silhouette des poumons, du cœur, du diaphragme et des clavicules. Cesschémas sont imprimés sur de petits cartons grands comme la main et on y indique au crayon les altérations que révèle l'examen radioscopique dont on conserve ainsi la trace plus simplement et plus facilement qu'en décalquant avec l'appui d’une feuille de verre sur l’écran, etsurtout on peut modifier, compléter ou effacer l’image des altérations à mesure qu'elles se modifient, se complètent ou s’effacent sur l'écran. ,
A la fin de ce chapitre nous citerons les paroles par lesquelles le docteur Béclère terminait une de ses conférences :
€ J'ai le ferme espoir, disait-il, que dans un avenir « plus ou moins proche, tous les médecins pratiqueront « l'examen radioscopique comme ils pratiquent aujour- « d’hui l’auscultation et la percussion et manieront les « rayons X comme lestéthoscope.
« Cest le cas de rappeler les justes remarques de