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Dans ces différents cas, la radiographie doit compléter la radioscopie. |
La couche sensible de la rétine est composée de deux sortes d'éléments : les cônes et les bétonnets.
Ce sont les cônes qui donnent la perception des formes ou acuité visuelle, celle des couleurs et celle de la lumière. |
Les bâtonnets servent à l'adaptation rétinienne.
Le docteur Parinaud a trouvé que l'accroissement de sensibilité produit par l’adaptation rétinienne varie suivant les couleurs et qu’on peut le représenter par les chiffres suivants :
rouge, ( jaune, 00 vert, 100 bleu, 900
violet, 1400
Technique proprement dite. — Avant de parler de la technique de l'examen radioscopique, rappelons que les images données sur l'écran par les rayons X sont les ombres portées et superposées des organes, qu'elles sont toujours plus ou moins agrandies et déformées, à mesure qu'on s'éloigne du point où l'incidence des rayons est normale.
Ce qu'il faut considérer surtout dans l’examen radioscopique, c’est le réglage de l’ampoule dont la résistance et par suite la pénétration tient à certaines causes que
nous connaissons :
Les unes viennent de la fabrication de l’ampoule et ne
sont pas modifiables par le médecin (forme de l’ampoule, ses dimensions, disposition des électrodes).
Les autres, au contraire, peuvent être influencées par lui (degré du vide, nature du courant).
Nous avons vu au chapitre des ampoules qu’ou fait varier la pression dans l’ampoule au moyen de deux procédés : le chauffage des parois de l’'ampoule, et le chauffage de l’osmo-réqulateur, opérations qui se font avec une lampe à alcool fixée au bout d’un manche ou avec un chalumeau à gaz à manche d’ébonite qui reste tout allumé auprès de l'opérateur.
En chauffant, il faut employer la partie supérieure de la flamme, partie qui donne la température la plus élevée et ne pas chauffer sur la soudure du verre ni aux pointes.
Le chalumeau à gaz, si son emploi est possible, est préférable à la lampe à alcool parce qu’il donne un chauffage plus facile et plus rapide.
Les manches isolants de la lampe ou du chalumeau permettent de chauffer pendant le passage du courant et ainsi de ne pas interrompre l'examen ou la radiographie qu'on pratique.
On doit toujours commencer par chauffer légèrement l’'ampoule pour dessécher sa surface et la rendre mauvaise conductrice.
Puis on la met en marche et on mesure sa résistance avec le spintermètre.
Ensuite si l’ampoule est résistante, on la chauffe assez fortement pour la rendre moins pénétrante; en se refroidissant, elle reprend peu à peu sa pénétration première
Pr
et on a ainsi sur l'écran, dans l'examen radioscopique, une série d'images différentes par leurs ombres et leur netteté, d’où plus de renseignements que si on n'avait qu’une seule image.
Quand l'ampoule en se refroidissant est devenue trop résistante, on la chauffe de nouveau, mais le fonctionnement augmentant cette résistance, il arrive un moment (10 à 12 cent. d’étincelle équivalente) où lechauffage de l’ampoule ne suffit plus.
C’est alors qu’on emploie le chauffage au rouge cerise de l’osmo-réqulateur décoiffé de son tube de verre, à son extrémité et non du côté du verre.
Ne pas introduire trop d'hydrogène dans l’ampoule de manière à ne pas trop diminuer sa résistance et à se réserver la possibilité de recourir au chauffage de ses parois.
Si on en a introduit trop sans le vouloir, il suffit ordinairement de laisser fonctionner l’ampoule pendant quelque temps pour augmenter suffisamment sa résistance et c'est très exceptionnellement qu’on emploie l'osmorégulateur à l'extraction de l'hydrogène par le chauffage du manchon.
En résumé, pour diminuer la résistance nous avons
eux Moyens :
1° Chauffer les parois de l’ampoule ;
Re’ Chauffer l’osmo-régulateur ;
pour augmenter la résistance trop faible de l’'ampoule on à trois moyens :
1° La faire fonctionner :
Lie
2° Arrêter la marche de l’ampoule et la laisser refroidir ;
3° Chaufter l'osmo-régulateur (à la dernière extrémité) avec son manchon.
Avec ces moyens on est maitre de l’ampoule et on peut maintenir sa résistance à un degré voulu, par exemple quand il s’agit de radiographier, ce que nous verrons au chapitre suivant.
Le médecin peut agir encore sur la nature du courant, autre cause importante qui fait varier la résistance de l’'ampoule.
Nous savons (chapitre I) que lorsqu'on emploie comme générateur d'électricité la machine statique, l’intercalation d'une étincelle dans le courant, par le détonateur, pendant l’examen, fait varier cette résistance. En écar-
tant les boules jusqu’à deux centimètres, au maximum,
on augmente la résistance, la pénétration des rayons X, soit en opérant avec un seul détonateur, soit avec les deux.
Généralement on augmente la résistance électrique de l’'ampoule et le pouvoir de pénétration des rayons qu’elle fournit en faisant usage du détonateur, c’est-à-dire en écartant ses deux boules l’une de l’autre. Cependant, comme l’a signalé le docteur Béclère, pour que cet effet se produise, il ne faut pas que la résistance de l’ampoule dépasse une certaine limite; au-delà de cette iimite, l'emploi du détonateur fait, au contraire, baisser la résistance.
Le médecin qui emploie les rayons X peut se contenter de l'appareil radiogène et de l’ampoule à osmo-régula-
ae
teur que nous avons décrit, mais s'il veut compléter son installation, il peut ajouter comme matériel de cabinet: un châssis porte-ampoule, un diaphragme tris el un indicateur d'incidence, qui servent avec n'importe quel appareil radiogène.
En radioscopie, l’ampoule doit être très mobile pour correspondre suivant la taille et la position du sujet debout ou couché, à la région qu'on examine. Ce n’est pas comme en radiographie où, au contraire, elle doit être absolument fixe pendant la pose.
Le chässis porte-ampoule du docteur Béclère répond à ces conditions. C’est un châssis rectangulaire en bois, un peu plus haut que la taille d’un homme, dont les deux montants sont fixés en bas à des traverses qui lui donnent de la stabilité et supportent en haut deux potences pour la suspension de l’écran de platino-cyanure qu'on fait monter ou descendre en équilibre dans toutes les positions au moyen d'un contre-poids.
Entre ces montants glisse dans le plan vertical un cadre rectangulaire qui est, comme l'écran fluorescent, tenu en équilibre dans toutes les positions qu'on lui donne, avec des contre-poids.
Ce cadre peut se rabattre de 90° en avant ou en arrière, c’est-à-dire devenir horizontal, sa face antérieure passant supérieure ou inférieure selon qu'on le fait tourner dans un sens ou dans l’autre autour de son axe longitudinal.
Dans l’intérieur et dans le plan de ce cadre, peut aller et venir, poussé avec la main, un petit cadre porte-ampoule.