D' GAUCHER
Nous avons adressé la même demande de renseigne-
ments à deux médecins étrangers, l’un au Caucase,
l’autre au Chili, et nous regrettons de ne pas encore avoir
reçu leur réponse.
Il nous semble utile aussi de citer le passage suivant
de l’intéressante thèse de M. le docteur Grillot de
l'Université de Paris (La lutte contre la tuberculose.
Le sanatorium français 1901) et la réponse qui lui a été
faite par M. le docteur Béclére notre maitre:
« Radiographie. — Depuis quelques années, l'examen radiographique est devenu un moyen de diagnostic de la tuberculose à toutes ses phases. Convaincu de l’importance de ce moyen d'investigation, j'avais demandé à M. Béclère, médecin de l’hôpital Srint-Antoine, quel était son avis à ce sujet. Je reçois la lettre suivante qu'il me semble important de reproduire in eætenso. Klle résumeles expériences d’un opérateur devenu en France le vulgarisateur de la radioscopie, surtout en phtisio-thérapie. »
« Vous me demandez mon opinion sur l'emploi des rayons de Ræœntgen dans un sanatorium.Je les crois indispensables: dans un établissement destiné au traitement de la tuberculose pulmonaire, rien ne doit être négligé de ce qui peut
- aider à l’exploration du thorax et par conséquent à la préci-
sion du diagnostic.
« Permettez-moi de ne pas m’étendre sur le côté proprement médical de la question; je l’ai développé en deux petits livres où j'ai cherché à exposer les services rendus par les rayons de Rœntgen au diagnostic des affections des organes thoraciques et particulièrement au diagnostic des affections tuberculeuses (Les rayons de Rœntgen et le diagnostic de la tuberculose, 1899. Les rayons de Rœntgen et le diagnostic des affections thoraciques, 1900).
« Laissez-moi en revanche insister sur le côté instrumental et technique.
«Contrairement à l’opinion généralement répandue, l’instal -
re
lation d’un cabinet d'examen radioscopique et de radiographie n'est ni très compliquée ni très coûteuse et le maniement des appareils n’exige qu’un apprentissage assez facile.
« Une chambre d’une superficie de 4 à 5 mètres carrés au
moins peut suffire à cette installation, mais il va de soi qu'il
y a tout avantage et nul inconvénient à ce qu’elle soit plus grande.
« Un rideau noir est disposé devant la fenêtre de la chambre de manière à permettre d’y faire à volonté l'obscurité compète. à
« Le local est ainsi aménagé non seulement pour l’examen radioscopique, mais pour tous les examens à l’aide d'un éclairage artificiel tels que ceux du fond de l’œil, du larynx ou de l’oreille dont les malades peuvent avoir besoin.
« Les instruments exigés pour l'examen radioscopique sont: une ampoule à air raréfié, traversée par un courant d’électricilé et un écran fluorescent.
« Les ampoules de fabrication française, munies de l’osmo régulateur de Villard, sont incomparablement supérieures à toutes les autres. La facilité avec laquelle on règle leur degré de vide permet de leur demander des rayons de Rœntgen exactement doués du pouvoir de pénétration dont on a besoin ; la très longue durée de leurs services compense leur prix élevé et les rend, même au seul point de vue économique, très préférables aux autres. Une ampoule de ce genre et un écran fluorescent coûtent ensemble de 150 à 200 francs environ.
«& Pour l'instrument destiné à fournir le courant d'électricité qui doit traverser l’ampoule, on a le choix entre la machine statique et la bobine d'induetion. Ce choix est déterminé par la présence ou l'absence, dans le sanatorium, d’une source d'électricité.
© C’est la machine statique qui convient le mieux aux sanatoriums dépourvus d’une source d'électricité.
Le
Ca