‹ De l'emploi des Rayons de RoëntgenChapitre 39 sur 42 · RES · texte numérisé non relu

RES

« J’ai décrit (Archives d'électricité médicale, 15 juillet 1900) le fonctionnement d’une petite machine statique de Wimshurt, à quatre plateaux, simplement mise en mouvement à la main, avec une manivelle, et assez peu volumineuse pour être très facilement transportable : elle donne sur l’écran fluorescent, à des yeux convenablement préparés par quelques minutes de séjour dans l’obscurité (Archives d'électricité médicale, Etude physioiogique de la vision dans l’examen radiographique, 15 octobre 1899), une excellente image des organes thoraciques. Le constructeur de cette machine en fait actuellementun autre modèle, à six plateaux, d'une plus grande puissance, moins aisément transportable, mais aussi facile à mouvoir à la main: c’est à mon avis, le meilleur type de machine statique, pour un sanatorium, elle coûte environ 700 francs.

« Dans les sanatoriums qui possèdent une source d’électricité capable d'alimenter la bobine d’induction, celle-ci peut remplacer avec avantage la machine statique, mais à la condition d’être complétée par un interrupteur, par un conden: sateur et par un rhéostat, ce qui, tout compris, fait une dépense d’au moins un millier de francs, sinon davantage. « À ces instruments indispensables, il est bon de joindre un support qui permette d'élever ou d’abaisser rapidement l’'ampoule au cours de l'examen radioscopique et un diaphragme de plomb pour limiter à volonté la surface illuminée de l'écran ; jai fait construire dans ce but et j'emploie journellement un diaphragmeiris (Archives d'électricité médicale, 15 octobre 1900), simplification du diaphragme iris du microscope, que je trouve très utile particulièrement pour l’examen des sommets pulmonaires.

« Des deux procédés d'exploration nés de la découverte de Rœntgen, c’est à l'examen radioscopique qu'on doit ie plus souvent avoir recours dans un sanatorium. C’est par lui qu’il faut toujours commencer, presque toujours il suffit à donnerles renseignements demandés aux rayons de Rœntgen,

« en montrant les organes en mouvement il donne même des « renseignements que la radiographie est incapable de fournir.

« A la rigueur on peut, dans un sanatorium, en prenant une « copie ou de préférence un calque des images observées sur « l'écran fluorescent, se contenter de l'examen radioscopique. « Mieux vaut toutefois, dans certains cas, compléter ou fixer « ces données par la radiographie.

« La chambre qui sert à l'examen radioscopique peut servir « aussi à la radiographie, il suffit de la meubler d’une table pour « étendre le patient, mais un petit cabinet noir de photogra « phie, de préférence placé à quelque distance de cette cham- « bre, devient indispensable. »

NoTE. — Pour ne rien omettre de ce quia trait à notre sujet, nous ajouterons les quelques lignes suivantes :

Si la machine statique convient tout particulièrement au médecin de campagne, elle ne convient pas moins au médecin de ville, s’il n’a pas à sa disposition un courant urbain et nous en pouvons citer un exemple excellent : M. le professeur agrégé Walther, convaincu des services que rendent les rayons de Rœntgen au diagnostic chirurgical a doté récemment son service d'hôpital de la Pitié d'une installation radioscopique et radiographique dont il a fait tous les frais. Comme il n'avait pas dans l'hôpital de source d'électricité à sa disposition, c'est la machine statique de M. Drault qu’il a choisie comme générateur électrique. Il s’en déclare très satisfait et les auditeurs de ses conférences de pathologie chirurgicale à la Faculté ont déjà pu admirer nombre d'épreuves radiographiques de fractures et d’autres altérations du squelette obtenues dans son service à l’aide de cette

petite machine.

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