CHAPITRE PREMIER
La production des rayons de Rœntgen.
Les tubes de Crookes avec lesquels Rœntgen fit sa grande découverte, sont des ampoules de verre fermées au chalumeau, après qu’à l'intérieur on a plus ou moins raréfié l'air à l’aide de la pompe à mercure.
La paroi de ces ampoules est traversée en deux ou plusieurs points, par des conducteurs soudés au verre et qui se terminent dans l’ampoule à une certaine-distance
l’un de l’autre par un disque ou une cupule. À lexté-
rieur, ils forment urfe anse par laquelle on les relie à un générateur d'électricité. Ce.sont les électrodes, dont une est positive, l’autre négative, suivant le pôle vers lequel on la place... ne :
A mesure que le vide est poussé dans cette ampoule, les phénomènes sont différents:
D'abord une étincelle relie les deux électrodes, puis si le vide est poussé plus loin, c'est une aigrette, encore plus loin c’est une lueur (tube de Geissler). Enfin si on accentue encore le degré de vide (tube de Crookes), un
nouveau phénomène apparaît, le phénomène cathodique.
LPO eee
Quelle que soit la situation de l’anode, la paroi de l'ampoule opposée à la cathode (anticathode) devient lumineuse, fluorescente. Si, dans l’ampoule on interpose un obstacle entre la cathode et l’anticathode, son ombre se projette sur la paroi fluorescente, il peut rougir et même fondre; s’il est mobile, il s'éloigne de la cathode. |
Donc, la cathode est une source d'énergie lumineuse, calortifique et mécanique.
Elle émet des rayons dits cathodiques découverts par Hittorf en 1868 et étudiés par Crookes, physicien anglais.
Le professeur Rœntgen, étudiant ces rayons cathodiques, découvrit, nous lavons dit, que des points frappés par les rayons cathodiques émanaient des radiations . nouvelles traversant plus ou moins les corps opaques (un livre de mille pages, une planche de bois de plusieurs centimètres, une plaque d’aluminium de plusieurs millimètres) et allant au delà rendre fluorescentes certaines substances et impressionner les plaques photographiques, il les dénomma rayons X pour exprimer qu'il n’en connaissait pas la nature.