‹ De l'emploi des sels mercuriels diurétiques à doses réfractées dans le traitement des cardio-aortites syphilitiquesChapitre 12 sur 30 · À survécu · texte numérisé non relu

À survécu

En solution à 10 % : donc toxique supérieure à 0 cc. 22 par

kilo.

RTE

Il est intéressant de signaler, suivant une observation de M. le Dr A. Girarp, que le facteur toxicité peut être influencé considérablement par l’alimentation (lapins A. 80, A. 81, A. 82).

Il apparaît donc comme indispensable de donner à boire aux animaux, car les phénomènes d’anorexie pour lalimentation solide sont si intenses qu'ils n’absorbent plus rien. Il se produit aussi une déshydratation qui ne peut être comblée et fausse les résultats.

Il résulte que la toxicité du 440 B est supérieure à 0 cc. 29 par kilo d'animal. Elle est voisine de celle du Salyrgan (0 cc. 3).

KAYsER, dans sa thèse de 1931 pour l’obtention du grade de docteur en pharmacie, rapporte des résultats identiques. Expérimentant le Neptal chez le chien, l’animal a supporté sans troubles apparents deux injections de Neptal faites par la voie intra-musculaire, à six Jours d'intervalle, alors que le tiers seulement du mercure contenu dans la première injection était éliminé par les urines. Cela signifie que 6 mer. de mercure injectés par voie intramusculaire sous forme de Neptal, ne présentent pas de toxicité pour 1! kilo de chien (animal avait un poids de P — 12 kg. 500).

Ces résultats remarquables permettent d’injecter sans risques d'intoxication une solution qui contient 37 mer. de mercure par centimètre cube, alors que la solution usuelle de cyanure ne contient que 7 mgr. 93.

Le mécanisne de diurèse. — Il y a fort longtemps que les auteurs s’efforcent d'interpréter l’action diu-

Eire

rétique du mercure, et toutes sortes d'explications ont été données.

Les premières en date, qui remontent au xvII® siècle, font intervenir les propriétés physiques du mercure. Nous les empruntons à Novacovircu; elles sont vraiment curieuses. Elles se ramènent aux idées suivantes : le mercure est un désobstruant. Ses globules, fort pesants, divisent le sang par leur masse; il agit surtout par son poids et par son extrême divisibilité, il s’'amalgame pour ainsi dire avec la lymphe et avec les humeurs, les divise, et pénètrent dans les plus petits vaisseaux; il déracine et chasse ainsi toutes les mauvaises humeurs qui sont expulsées avec la salivation, la diarrhée, la diurèse qu’ils provoquent.

Jusqu'à ces temps derniers, malgré les travaux de JENDRASSIK, de GERMAIN SÉE, de PATON, de ROSsEN- KEIN, de BLum et de ScHwag, le mécanisme de la diurèse mercurielle était demeuré bien obscur.

Les beaux résultats obtenus avec les composés de la série aromatique, et plus particulièrement avec le 440 B, ont de nouveau attiré l’attention sur cette diurèse. PEER

Cette question, d’ailleurs, s’est révélée très délicate.

On a bâti plusieurs théories, dont nous exposerons les données générales d’après DURON qui a remarquablement présenté la question dans sa thèse de 1928, et d’après Kayser. On a tout d’abord considéré la diurèse comme le résultat d’une intoxication par le mercure — il est simple de songer à une irritation de la cellule rénale — mais l’arrivée des composés cycli-

TRAITEMEMT SPÉCIFIQUE 3

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