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ques est venu tout bouleverser et comme le fait remarquer SCHMIDL :
« Le fait que des modifications structurales, même minimes, permettent de faire varier, dans une large mesure, la propriété diurétique des composés mercuriels, en modifiant leur toxicité, est une acquisition extrêmement importante dans l’étude de cette classe encore peu connue de médicaments.
« Jusqu'ici, il était permis de se demander si Pactivité thérapeutique de ces corps n’était pas simplement fonction de leur teneur en mercure, ou, en d’autres termes, de leur toxicité. On pouvait, en effet, considérer l’action diurétique comme conditionnée par une surintoxication, 1l se produirait, par exemple, une irritation sur les éléments du système réticuloindothélial du rein.
« La possibilité de dissocier l’action diurétique de l’action toxique ne permet plus de conserver cette hypothèse. <
« I semble donc que, tout en ne méconnaissant pas une certaine part au rein dans le mécanisme de la diurèse, il faille chercher ailleurs pour lexpliquer complètement. »
A la suite d'observations très complètes, DuroN met en valeur le rôle du foie :
«Nous pouvons également, semble-t-il, envisager sous un autre angle, le problème de la diurèse, fonction de l’activité fonctionnelle du foie, en admettant qu’une élaboration plus complète de l’urée n’est pas étrangère à la production de cette diurèse. Les propriétés diurétiques de l’urée, en effet, ne sont plus à
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démontrer, et il n’ést pas invraisemblable d'évoquer le rôle de cette substance parmi les facteurs extrarénaux de la diurèse. Par contre, il est des cas où le Neptal exerce une action nuisible sur la fonction protéolytique, où nous assistons à une chute du coefficient azoturique. L’insuffisance hépatique est arrivée à un terme trop avancé pour que le foie soit en état de réagir au coup de fouet et à la stimulation que produit le traitement mercuriel; celui-ci ne réveille plus l’activité des cellules du foie, mais aggrave leurs lésions. Le Neptal est alors contre-indiqué, son action est néfaste. »
Cette explication intéressante est encore complétée par le fait que le Neptal serait capable de modifier l’hydrophilie des tissus.
Les injections de sels mercuriels produisent une modification de l’équilibre aqueux des tissus. La boule d’œdème met le maximum de temps à se résorber dans les heures qui suivent l'injection.
Il est vraisemblable d'admettre qu’il se produit rapidement une désimbibition des albumines des tissus (celles-ci ne paraissent plus capables de retenir toute leur eau qui doit probablement passer dans le sang), l'élimination par voie rénale est alors rendue possible.
Enfin les sels mercuriels agissent sur le métabolisme du calcium dont le taux dans le sang est sensiblement augmenté et dont les propriétés diurétiques ne sont plus à démontrer.
KAYSER, qui a longuement étudié la question, considère comme valables les arguments fournis par l’une et l’autre théorie (rénale et extra-rénale).
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La fixation élective et très rapide du mercure sur le rein, ainsi que les lésions histologiques qui en résultent, sont des arguments non sans valeur.
D’autre part, les modifications de la chlorémie en l'absence d’effet diurétique, la diminution de l’hydrophilie des tissus, les variations de la composition du sang après l'injection, chez un animal néphrectomisé, lui apparaissent également preuves irréfutables d’une action tissulaire du Neptal.
Et il conclut que suivant les individus et l’état de leurs organes (rein, foie), l’une ou l’autre action peut prédominer, se traduisant à l’extérieur par une augmentation de la diurèse, ou lorsque celle-ci ne varie pas, par des modifications de la composition chimique de l’urine, du sang, et éventuellement des transsudats.
Nous pouvons donc dire que le mécanisme de la diurèse mercurielle est fort complexe, et qu’actuellement il n’est pas encore tout à fait mis en lumière. Tout ce que nous pouvons avancer, c’est qu’il paraît certain que le Neptal possède à la fois une action rénalé et une action extra-rénale.
Les résultats cliniques. — Dans la pratique courante, le Neptal, tel qu’il a été présenté jusqu'alors, en ampoules de 1 cc. 5 d’une solution à 9,2 %, est utilisé en injection intramusculaire profonde.
On note assez souvent une réaction douloureuse, d’ailleurs peu intense, et facilement supportée.
La voie veineuse, elle, est indolore; mais des phénomênes de sclérose se produisent facilement, du moins avec la solution usuelle à 9 %,.
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En injection sous-cutanée, l'effet diurétique, selon SCHMIDL, est retardé et amoindri. De plus, sous cette forme, les injections sont nettement douloureuses,.
On doit soigneusement éviter de faire la piqûre dans ‘une région œdématiée.
On s’abstiendra, chez les grands insuffisants, hépatiques, chez les malades qui font de la rétention azotée, chez les fébricitants. Les doses qui permettent d'obtenir les meilleurs résultats, varient entre 0 cc. 8 et 1 ce. 3.
Ce produit a été expérimenté par de très nombreux auteurs et les résultats concordent.
L'action diurétique commence à se manifester de une à trois heures après la piqûre. Elle devient maxima six à dix heures après l'injection et dure de vingtquatre à trente-six heures.
La débâcle urinaire obtenue se chiffre à 2 ou 3 litres dans les cas moyens; mais on a noté des polyuries atteignant 6 à 7 litres pour vingt-quatre heures.
Il se. produit généralement de trois à dix Jours après la première injection une reprise de la crise, nettement inférieure, toutefois, à la première.
Le mécanisme de ces diurèses secondaires, comme l'intervalle observé entre les deux poussées, demeure d’ailleurs inconnue pour nous, et inexplicable en l’état actuel de nos connaissances.
Il nous faudrait en effet, comme le dit ScHMip1, connaître d’une façon plus précise l’action de ces diurétiques, et en particulier sous quelle forme le mercure se trouve être actif, c’est-à-dire, s’il reste