‹ De l'emploi des sels mercuriels diurétiques à doses réfractées dans le traitement des cardio-aortites syphilitiquesChapitre 17 sur 30 · NT AN · texte numérisé non relu

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ché à la seule recherche de la diurèse, prêté toute attention désirable à cette forte proportion de syphilitiques plus ou moins anciens. Mais, en revoyant les faits avec un certain recul; nous avons été tout naturellement conduit à pratiquer la recherche systématique, en même temps que nous faisions le classique dosage de l’urée sanguine, des réactions de Bordet- Wassermann (ou leurs homologues), et à refaire quelque temps après l'injection de 440 B ces mêmes réactions. Nous n’avons alors été nullement surpris de noter, en même temps que les améliorations celiniques, une tendance rapide à la négativation de ces réactions humorales, ou au contraire à leur réactivation (dans un seul cas, trente jours après une injection de Î ce. 5 environ 2 440 B).

Ces résultats ne sont pas surprenants, car, en injectant à des syphilitiques du 440 B, nous mettons en circulation dans leur économie un sel de mercure qui, sous une forme soluble, sans risque d'intoxication, représente une dose massive de mercure métallique. En effet, chaque centimètre cube de 440 B contient 37 mgr. de mercure métal, alors que la solution usuelle de cyanure de mercure n’en contient que 7,93. Or, il est d’usage d’injecter près de 2 cc. de 440 B.

C’est donc, en une seule injection, une dose environ dix fois supérieure à celle utilisée d'ordinaire avec le cyanure que nous mettons à la disposition de l’organisme du patient pour lutter contre le tréponème.

Il est prouvé que ce sel passe très rapidement dans la circulation générale et se répand ainsi dans l’orga-

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