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nisme tout entier, manifestant en deux heures environ son action sur le foie et le rein.
La diurèse primaire en est le témoin fidèle. Mais cette action continue souvent à se manifester pendant des temps plus ou moins longs, parfois plusieurs mois; les diurèses secondaires, observées par la plupart des cliniciens en sont la preuve.
Quoique les doses de mercure métallique injectées soient considérables, dès qu’on ne recherche plus la seule action diurétique du 440 B, mais ses propriétés : spécifiques, rien ne s’oppose plus au renouvellement des injections, et l’atténuation progressive et rapide de la diurèse qui résulte de ce renouvellement ne présenterait plus d’inconvénient.
Aussi, nous n’hésitons pas à conseiller le renouvellement des doses de 440 B, mais en laissant entre elles un intervalle d’une huitaine de jours, délai suffisant pour éviter une diminution trop rapide de l’importance de la diurèse que jusqu’à nouvel ordre nous ne devons pas rejeter, et suffisant également pour permettre une accumulation du mercure.
Cette répétition des doses avec le 440 B ne présente aucun danger d'intoxication. En effet un de nos malades a reçu, en trois mois, une dose de soixante centigrammes de mercure métallique sans présenter de troubles, une telle dose n’aurait vraisemblablement pas été supportée sans incident avec les sels de mercure habituellement employés.
Mais, en dehors de sa constitution propre et de sa riche teneur en mercure métallique, le 440 B agit également en raison de la sensibilité actuelle du tré-
Prnpres
ponème au mercure; Car ainsi que l’ont bien remarqué nos maîtres de Saint-Louis, si, depuis quelques années, la syphilis devient de plus en plus arséno et bismuthorésistante, elle est, par contre, beaucoup plus sensible au mercure. Ce médicament a été, en effet, négligé au profit de l’arsenic et du bismuth, trop souvent administrés à doses insuffisantes ou trop espacées, et de ce fait des résistances thérapeutiques se sont installées.
Enfin, il ne faut pas oublier que le mercure a toujours été et reste sous toutes ses formes le médicament de choix des syphilis viscérales et en particulier rénales et hépatiques.
C’est là, pour nous, une raison de plus pour attribuer au 440 B les résultats parfois surprenants que nous venons de rappeler. »
Et Scamipz conclut :
Pour en obtenir le maximum d’action anti-syphilitique, 1l faudra probablement employer le 440 B sous une forme légèrement différente de sa présentation actuelle.
Jusqu'à nouvel ordre, on peut employer sans danger le 440 B comme médicament spécifique en s’entourant des précautions d’usage au cours du traitement.
C’est guidé par le même esprit que M. le Dr Louis Marxieu, médecin des Hôpitaux de Nancy, a essayé un traitement par le Neptal des cardio-aortites spécifiques.
Il a bien voulu nous confier ses observations.
Ayant remarqué l'amélioration nette et durable apportée par le Neptal à des cardiaques syphilitiques,