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OBsERvATION N° IX. — Malade syphilitique. Aortite, insuffisance cardio-rénale. Œdèmes. Dyspnée. Réagit très bien à une cure prolongée de Neptal à 3 % et d’Hectine. (L. Marie. Observation inédite).
M. Wi.., 72 ans, hypertendu modéré de vieille date, se sent mal à l'aise pendant l'hiver 1933-1934.
Dyspnée croissante.
Fin janvier, point de côté droit, œdème des membres inférieurs qui résistent en juillet et en août aux cures de repos et de régime, associés aux tonicardiaques et aux diurétiques.
Fin août 1934, le malade nous est adressé par son neveu. On note un œdème blanc, volumineux, prédominant à la jambe droite. Le foie déborde d’un travers de main et est douloureux à la palpation.
A lauscultation du cœur, double souffle de la base, rude aussi bien dans le temps diastolique que dans le temps systolique; souffle systolique doux de la pointe.
Tension artérielle : 15/8; albuminurie.
A l’écran, un cœur volumineux avec élargissement consi- . dérable de laorte.
Urée sanguine : 0,84.
Acide urique : 0,041.
Cholestérol : 0,82.
Albuminurie : 8 grammes.
La sérologie est positive tant en ce qui concerne le Wassermann que le Kahn et le Wernicke.
En septembre et en octobre, on pratique une cure combinée d’'Hectine À sous -cutanée et de Neptal à 3 % intraveineuse.
Le 6 décembre 1934, l'amélioration est considérable. La dyspnée et les œdèmes ont presque disparu.
Le foie, dur et indolore, ne déborde plus le rebord costal que de 3 travers de doigts. Les urines ne contiennent plus d’albumine. Pas de modification dans les bruits du cœur.
Et cependant, le malade a suspendu, depuis un mois, l’usage des toni-cardiaques et des diurétiques.
De RER
Passe, aux dires de son médecin, un excellent hiver 1934-
OBSERVATION N9 X. — Maladie d'Hogsdn. Le malade ne réagissant plus aux tonicardiaques, un traitement au Neptal à 3 % est institué. L'état du malade est très heureusement influencé par ce traitement. (Service de M. le professeur ÉTIENNE.
Observation inédite) (?).
M. Lah..., 59 ans, entre au service le 18 janvier 1935. Il est envoyé par son médecin traitant le Dr TARTES.
Son père est mort de Cardiopathie, sa mère d’ictus. C’est un éthylique avéré, il a eu des coliques hépatiques en 1929.
Depuis longtemps, il présente un caractère irritable, des vertiges, des céphalées fréquentes, de la tendence à la diarrhée. Néanmoins, l'appétit et la force musculaire sont conservés.
Le 5 janvier, après absorption de vin, le malade ressent de violentes douleurs épigastriques (sensation de torsion). Le malade vomit; puis douleurs dans le flanc gauche, mais sans irradiation. Devant ce syndrome péritonéal, son docteur le fait hospitaliser au service de chirurgie. Les urines peu abondantes, sont très colorées, mais ne contiennent pas de sang. D'autre part, le malade présente une fièvre assez intense, avec sueurs, courbature générale.
Urée sanguine (8 février) : 1 gr. 45.
Le malade est transféré dans notre service.
A l’examen, teint anémique, appétit diminué, faiblesse générale marquée. Amaigrissement moyen, léger œdème malléolaire.
Tension artiérelle : 12/6,5.
La pointe du cœur bat dans le cinquième espace intercostal, légèrement en dehors de la ligne mammelonnaire. Souffle systolique et diastolique au foyer aortique, de caractère organique.
(1) Les observations X, XI, XII que nous publions sont dues à l’obligeance de notre camarade Louis Prerquin interne au service de M. le professeur Érrenne. Nous l’en remercions bien vivement.
Battements artériels jugulaire et sus-sternaux. La crosse aortique n’est pas palpable. Pouls capillaire. Pas de signe de Musset.
A la radioscopie : grosse dilatation cylindrique, uniforme de l’aorte ascendante, descendante et de la crosse, animée de battements intenses systoliques, comblant le médiastin complètement sombre.
Appareil respiratoire : toux sèche et irritante datant de longtemps, notre malade étant un gros fumeur.
Du côté du système nerveux, nous constatons une abolition des réflexes rotuliens et achilléens, une diminution des réflexes tendineux au membre supérieur et des réflexes cutanés abdominaux. Pas de signe de Babinski ni d’Argyll Robertson.
B. W. : négatif. Chlorures sanguins : 5 gr. 76 au litre de sérum (16 février).
Dans la seconde quinzaine de février, le malade reçoit cinq injections de Neptal à 3 % et six d’ouabaïne. La diurèse se maintient au-dessous de 1.000 cc. Pas d’albuminurie.
Le 28 février, l’urée sanguine est tombée à 0 gr. 47.
Traitement tonicardiaque en mars (ouabaïne et huile camphrée) n’ayant que peu d'influence sur la diurèse.
Une série d’injections de Neptal à 3 % fait remonter la diurèse à 2.000 cc.
Le malade est sorti le 15 mai 1935 très amélioré. Le cœur est suffisamment compensé. Reste la pâleur et l’amaigrissement.
OBsERvATION N°9 XI. — Aortite spécifique, dyspnée prononcée. Le malade est très améligré par une série d’injections de Neptal à 3 %,. (Service de M. le professeur ÉTIENNE. Observalion inédite.)
M. Jean H..., entre au service de M. le professeur ÉTIENNE le 16 janvier 1935, pour bronchite aiguë. S’étant refroidi aux environs du Nouvel-an, il a ressenti un violent point de côté gênant considérablement la respiration, et s’accompagnant d'une dyspnée marquée; une toux violente, bientôt suivie d’expectoration muqueuse. En même temps, sensation de
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fièvre, abattement, chaleur à la tête, frissons. Cependant, le malade ne se couche pas. Les symptômes persistent, la toux s’exagère, survient par quintes très pénibles et aboutit à une expectoration très abondante, muqueuse. La dyspnée s’accentue, le malade ne dort plus et il est obligé de rester assis. Œdème malléolaire discret.
A l'examen, le 16 janvier 1935, nous nous trouvons en présence d’un homme âgé, sénile, assis sur son lit, le visage couvert de sueurs, en proie à une dyspnée continue, avec battements des ailes du nez et efforts repiratoires. Son visage n’est pas cyanosé. La langue est sale. De temps à autre, surviennent des quintes. Depuis les quelques heures de son entrée, il a déjà rempli son crachoir d’une expertoration claire, filante, muqueuse, disposée en une couche supérieure dense et verdâtre et en une couche inférieure aqueuse.
Appareil pulmonaire : matité des bases remontant à 2 travers de doigts en dessous de la pointe de l’omoplate, avec légère diminution respiratoire; râles secs dans la partie supérieure; ronchus disséminés dans l’ensemble des poumons.
Appareil circulatoire :
Tachycardie à 95, mais pouls bien frappé.
Tension artérielle : 12/6.
La pointe du cœur est légèrement rejetée en dehors de la ligne mammelonnaire. La percussion montre une aorte nettement élargie dans son sens transversal; mais elle n’est pas perceptible à la fourchette sternale. A l’auscultation, léger souffle systolique, doux, de la pointe, se propageant dans l’aisselle et se confondant avec un souffle systolique, rude, râpeux de la base, siégeant à la partie interne du deuxième espace intercostal droit, et se propageant vers la clavicule droite et la région mésocardiaque. Souffle diastolique léger de la région médiosternale.
Pas de frémissement à la palpation.
Rien à signaler du côté des autres appareils, sinon l’oligurie et les urines fébriles.
LE SRE
On institue un traitement tonicardiaque et tonique général, anti-infectieux, expectorant et antiseptique pulmonaire. La température revient à la normale en deux jours. Quarantehuit heures après, diurèse à 2.000.
Pas de B. K. dans les crachats, flore microbienne peu abondante et peu variée.
Le B. W. est positif total (Calmette-Massol, Jacobsthal, Kahn).
Le 29 janvier 1935, début d’un traitement au Neptal à 3 %, seul, à l'exclusion de tout autre diurétique ou tonicardiaque. Une ampoule par jour de la solution à 3 %. La diurèse se maintient aux environs de 1.500.
Le malade sort très amélioré.
OBSERVATION N° XII. — Bronchitique chronique présentant une insuffisance du cœur droit. Institution d’un traitement d’abord tonicardiaque, puis on y associe le Neptal; le malade est très amélioré par ce traitement. (Service de M. le professeur ÉTIENNE Observation inédite.)
M. Émile Hau..., entre à l'hôpital le 21 novembre 1934. C’est un employé de chemins de fer qui souffre depuis longtemps d’une bronchite contractée au début des hostilités. On ne trouve rien de notable dans ses antécédents.
A l'examen, le malade présente une dyspnée intense et une toux bronchitique; matité des bases. A l’auscultation, on entend des râles de bronchite chronique. L’examen radioscopique, effectué le 22 novembre, donne les résultats suivants : poumons s’éclairant normalement; mais gros encombrement bilatéral des bases, surtout à gauche. Les sinus costo-diaphragmatiques semblent se déplisser normalement.
Appareil circulatoire : tension artérielle : 14/9. Les bruits du cœur sont assourdis; mais on n’entend pas de bruits surajoutés. Le pouls est rapide, mais un peu faible.
La réaction de Wassermann est positive.
Œdème au niveau des membres inférieurs.
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Un traitement tonicardiaque est institué : ouabaïne, digitaline, spartéine, fin novembre et décembre. Après une interruption de quelques jours, on commence un traitement combiné : Neptal-ouabaïne que l’on continuera jusqu’à la sortie du malade de l'hôpital, le 24 janvier 1935.
Sous l'influence de ce traitement, la dyspnée et l’œdème des membres inférieurs ont diminué. L’œdème est rouge, dur, avec troubles trophiques de la peau qui est squameuse; quelques taches purpuriques le long des jambes. Il remonte jusqu'aux genoux, et devient plus mou à la jambe où il garde le godet sur la face interne du tibia.
La face du malade est toujours cyanotique, mais moins qu’à l'entrée. Le pouls est à 96.
Le malade rentre chez lui très amélioré; mais nous avons appris qu’il était mort subitement deux jours après sa sortie de l'hôpital.