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M. Thi.…., 77 ans, vient consulter le 29 mai 1931, parce que depuis deux ans, à la suite d’une crise initiale constrictive derrière le manubrium apparue un soir au coucher et ayant persisté avec violence pendant une demi-heure, il se plaint de gêne respiratoire avec oppression à la marche, légèrement constrictive et douloureuse. É
L'examen clinique montre un souffle systolique en écharpe, avec double souffle de la base. Tension artérielle : 13/7, léger débordement du foie et albuminurie modérée.
Le tracé électrique montre, en dérivation I et II, une onde T négative et en dérivation III positive, de sens inverse dans les trois dérivations à la flèche du complexe ventriculaire, avec ébauche de l’onde coronarienne de Pardée.
Le repos, un régime lacto-végétarien hypochloruré améliorent son état; les crises cèdent facilement à la prise de dragées de trinitrine caféinée.
L'analyse de sang (M. le Dr Veraix), le 2 juin 1931, donne les résultats suivants :
Urée : 0,41.
Acide urique : 0, 065.
Cholestérol : 1,40.
Albumines du sérum : 82.
B. W. : Réaction de Bauer-Hecht : faiblement positive. Calmette-Massol : positive (fixe 5 unités).
Jacobsthal : positive.
Meinicke : positive faible.
En effet, le malade avoue avoir présenté à l’âge de 27 ans un chancre; a suivi un traitement par voie buccale pendant un an.
En juin, juillet 1931, série d’injections d’acétylarsan (infantile, puis adulte) bien supportée, avec amélioration évidente des troubles cardiaques. En septembre 1931, on tente une série de Quinby, interrompue à la neuvième piqûre à la suite de l’apparition de traces d’albumine dans les urines.
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Au début de novembre, réapparition de suffocations, avec légers œdèmes et albuminurie; pâleur extrême du teint et des muqueuses. Le malade est anorexique et dégoûté du régime végétarien déchloruré.
Nettement amélioré par la prise d’ampoules d’extrait hépatique, et de noix vomique. L’albuminurie disparait malgré ladjonction d’un peu de sel au régime.
Avec quelques tonicardiaques d’entretien, des pilules d’iodomaisine et quelques boîtes de suppargyre Faucher, l'équilibre circulatoire et l’état général se maintiennent bons en 1931 et 1932.
Fin 1932, réapparaissent quelques œdèmes qui nécessitent la prise périodique de théobromine pendant toute l’année 1933.
En janvier 1934, sa femme ayant fait une broncho-pneumonie, le malade s’est fatigué et fait des accidents asystoliques avec dyspnée nocturne continue, mais avec paroxysmes, œdèmes considérables : remis en équilibre par des injections intraveineuse d’ouabaïne, il fait une rechute fin avril.
En avril-mai, on pratique des séries alternées d’ouabaïne intraveineuses et de Neptal à 2 %, puis à 3 % par voie intramusculaire. On obtient à nouveau une restauration de l’équilibre circulatoire avec fonte des œdèmes. Mais l’état général s’affaisse et le malade, tout en conservant une existence normale dans son appartement, ne peut plus guère sortir.
Néanmoins, la série d’injections au Neptal peut être aussitôt reprise. À la deuxième injection, le 25 juillet 1934, le foie, qui débordait légèrement le rebord costal au début de la série est à nouveau disparu sous les côtes. Il reste dur cependant.
Une troisième série de dix injections est pratiquée sans aucun incident du 27 septembre au 17 octobre 1934.
L’état général est excellent. Le malade pèse 77 kg. 700, malgré un régime de restrictions. Le souffle diastolique de la base ne subit aucune modification. La tension artérielle est de 12/6 fin décembre 1934.
OBsERVATION N° VII. — Jeune femme syphilitique et éthylique. Fait en 1932 une polynévrite fébrile avec ascite et pleu-
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résie bilatérale. Le traitement spécifique, primitivement bien supporté, finit par occasionner de l’albuminurie. Hématémèse grave, insuffisance aortique. Le Neptal à 2 %, puis à 3 % est bien supporté et amène une guérison apparente. (L. MATHIEU. Revue Médicale de l'Est, 1° septembre 1934.)
Mne Cla…., 36 ans, est traitée en septembre 1932 pour des accidents complexes : évolution fébrile avec ascite et pleurésie bilatérale; polynévrite progressive pendant un mois, aboutissant à une paraplégie presque absolue avec grosse impotence des membres supérieurs. Ces accidents paraissent devoir être attribués à un éthylisme chronique (œnilisme) associé à la syphilis et peut-être à une bacillose des séreuses.
Les réactions de Wasserman (type Bauer-Hecht, Calmette- Massol et Jacobsthal) sont fortement positives, ainsi que la réaction de Kahn.
La réaction à la tuberculose de Calmette (antigène de Besredka) est faiblement positive, et celle de Vernes à la résorcine donne une densité optique de 15.
Urée : 0,21.
Acide urique : 0,039.
Cholestérol : 0,98.
Albumine : 90.
Rapport azotémique : 27,4 %,.
(Analyse pratiqué par M. le DT VERAIN).
Sous l'influence du régime et du traitement spécifique (une série de 20 gr. de cyanure d’Hg., deux séries de néo-cardyl, deux séries de suppargyre, 1odure de potassium), petit à petit tout rentre dans l’ordre. Les séreuses s’assèchent, la température tombe; la malade peut se servir utilement des deux mains en décembre, et commence à se lever en mars 1933; seul, le foie reste volumineux et dur.
Malgré une troisième piqûre de néo-cardyl en octobre,.on constate, en novembre 1933, l'apparition d’un double souffle de la base.
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En décembre 1933, une hématémèse formidable manque de tuer la malade qui avait repris un excellent état général.
Dix jours après l’hémorragie, la numération globulaire (Dr VERaIN) ne donne encore que 2.780.000 globules rouges au millimètre cube, avec 5.200 globules blancs. Temps de saignement, de coagulation du sang : normaux; réaction et exsudation du caillot : normales. Urée : 0,25; acide urique : 0,22; cholestérine : 0,84; albumines du sérum : 62,25: rapport azotémique : 27,12 %.
Les réactions sérologiques sont toujours aussi fortement positives. En février, traitement par suppositoires mercuriels.
En fin de traitement, albuminurie nette, quoique modérée, cédant en quelques jours au régime hypo-azoté et déchloruré. Tension artérielle : 15/6.
En mars, fait plusieurs poussées de fièvre à 40°, fièvre brutale, sine materia.
Une série de douze piqûres de Neptal à 2%, puis à 3 % est pratiquée du 17 avril au 22 mai 1934.
Le souffle diastolique n’est pas modifié; mais le foie a considérablement diminué de volume et de densité.
L'état général s’est très amélioré; l'appétit est excellent, et la malade a beaucoup grossi.
En juin 1934, on remet en route une deuxième série au Neptal par voie intraveineuse cette fois. La tolérance est excellente. Les ampoules ayant fait défaut, la quatrième injection est remplacée par une injection de 1 cgr. de cyanure de mercure qui déclanche aussitôt une gingivite.
Fin décembre 1934, on reprend les injections de Neptal à 3 % par voie veineuse, à raison de deux ampoules par semaine.
Fin janvier 1935, l'amélioration se poursuit; la dyspnée d'effort elle-même diminue; aucune trace d’œdème; cyanose des plus modérée. Pas de bruit de galop à lauscultation du cœur.
Nouvelle série intraveineuse de Neptal au ÉNEUNE de 1935 : excellent état de santé.
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OBSERVATION N° VIII. — Malade syphilitique avéré; atteint d’artérite pulmonaire. Présente de la dyspnée d’effort, puis une insuffisance cardio-rénale progressive. Les diurétiques usuels et les toni-cardiaques n’agissant plus, le Neptal à 2%, puis à 3% amène une sédation des troubles, puis une amélioration nette et durable (après avoir recu plus de 60 ampoules de Neptal). (L. Maraieu. Observation inédite.)
M. K.., 65 ans, est adressé fin décembre 1931 par son frère médecin, parce que, depuis juin, il s’essouffle à la montée d’une rue en pente, avec striction au niveau des cartilages costaux.
Examen clinique : en dehors d’une érythrocyanose marquée du visage et surtout des mains, montre seulement un léger galop xyphoïdien, avec tension artérielle à 15/8.
Le foie déborde de 2 travers de doigt au-dessous du rebord costal.
La constatation d’une abolition des réflexes tendineux fait faire un examen sérologique qui est négatif.
Cependant, on nous révèle l’existence d’un accident primaire au moment d’une période militaire à l’âge de 27 ans.
L’urée est à 0,25, avec constance d’'Ambard à 0,88; l’acide urique à 0,055, le cholestérol à 1 gr. 46, les protéines du sérum à 82,50.
En 1932 et 1933, grâce à un régime de réduction alimentaire, aux tonicardiaques et à quelques séries d'injection de Quinby et d’'Acétylarsan la situation reste stationnaire.
Durant l'hiver 1933-1934, elle s'aggrave nettement. Une dyspnée abondante nocturne, avec expectoration muco-purulente, non bacillifère, l'empêche de dormir.
La cyanose s’accentue. L’aire cardiaque s'agrandit à l'écran et les ombres hilaires s’accusent.
Fin avril, un œdème blanc et mou apparaît aux membres inférieurs, malgré les tonicardiaques, les diurétiques. Il semble évident que l’évolution d’une artérite pulmonaire se fait avec rapidité vers l'insuffisance ventriculaire droite et type du cardiaque noir.
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Une série de dix injections intramusculaires de Neptal pra-
tiquée en mai fait disparatire les œdèmes et lui rendent le sommeil.
Une série d’injections d’Hectine en juin est mal tolérée. La cyanose s’accentue ; Donne et l’œdème prétibial repa-
raissent.
On perçoit à nouveau distinctement un bruit de galop vers l’appendice xyphoïde.
On revient au Neptal à 2 % par voie intramusculaire fin juin et bientôt par voie intraveineuse. Malgré l’association d’ouabaïne au Neptal à 2 %, l’amélioration est modérée. On poursuit cependant avec ténacité le traitement au Neptal par voie intraveineuse au taux de 3 % cette fois, en juillet et en août, à raison de trois ampoules par semaine.
Petit à petit, la situation. s’améliore. Fin août, en présence d’une numération sanguine qui montre un taux de 8.200.000 globules rouges au millimètre cube, avec 8.000 globules blancs, 169 % d’hémoglobine au litre (soit 120,7 %) on institue concurremment au traitement à la phénylhydrazine, à raison de trois capsules de 0,10 de chlorhydrate par semaine.
L'amélioration s’accentue. Elle devient manifeste à partir du 15 octobre, où apparaît une sigmoïdite douloureuse, avec diarrhée considérable et prolongée.
Les œdèmes achèvent de se résorber; la dyspnée nocturne et l’expectoration disparaissent quasi complètement. La cyanose a presque disparu.
La diarrhée se prolonge malgré la suppression de tout traitement jusqu’au début de décembre. Les fonctions intestinales se rétablissent dès lors normalement.
Quoiqu’on ne reprenne aucun traitement, ni tonicarciaque . ni diurétique, les troubles cardio-pulmonaires restent des plus modérés, et le malade retrouve une euphorie qu’il avait perdue depuis plus d’un an.
Se maintient en excellent état en avril 1935