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De l'emploi du chalumeau dans les analyses chimiques et les déterminations minéralogiques

I^es ouvriers en métaux se servent, pour les petites soudures, d'un instrumentappelé chalumeau, avec lequel ils dirigent la flamme d'une lampe sur de petites pièces de" méîat fixées*^ sur du charbon, et les chautYent jusqu'à ce qu'ils aient fait entrer » en fusion 1 alliage qui constitue la soudure.

Cet instrument fut long-temps employé dans les arts, avant qu'on songeât à l'appliquer aux essais chimiques qui se font par la voie sèche. Selon ce que nous apprend Uercman, Akton SwAB (i) fut le premier qui en fit TappUcation à

(I) Conseiller des mincSt Suédois, homme d'un talent irh» remarquable pour son temps ; la MéuUurgie de Suède peut en* €ore fournir des preuves de son rare mérite.

2 DE l'£MFLOI

Tcssai des minéraux, vers Tan 4738. SwAnne laissa aucun écrit sur ce sujet, et Toq ignore Jusqu'où il poussa Us recherches qu'il fit à Taide de cet instrnmeot.

GaoïfSTBirT f qui posa les fondements de la minér ralogte chimique , et dont la pénétration deyança

tellement le siècle où il parut, qu'il ne put réussir à se faire bien comprendre de ses contemporains; Gronstedt se servit du chalumeau pour discerner les minéraux entre eux par l'intermédiaire de réactifs fusibles, dont l'objet était de produire sur les substances minérales soumises à leur action des modifications dont on pût conclure quelque chose relativement à la composition de ces sub-* stances , laquelle servait de base à la classification dans \i] système de Cronstedt. Il lui importait doue beaucoup de trouver des moyens pour déterminer les différences de composition des corps ^ quelque longs qu*ils pussent être.

Du tempe de GaoNSTBOT , les communications

entre les savants n'étaient pas , à beaucoup près, aussi multipliées que de nos jours , où chaque petite addition aux moyens déjà connus de scruter la nature est mise, aussitôt qu'elle a reçuTexis* Lciicc, à la portée de tous ceux qui s'occupent d'une même science. La plupart des savants travaillaient alors chacun de son côté, et s'avançaient dans la science à Finsn les uns des autres» sans

m CHALUMtài;

«ucun secours que l'expérience de la génération passée , qui constituait ^ en quelque sorte , le trésor public. Ce fut ainsi qu*à une époque où personne ne soupçon liait encore l'excellence de Tapplication du chaluuieau à la détermination des substances minérales, Gronstedt porta ce moyen scientifique à un degré de perfection qui ne put être que le fruit d'un travail opiniaUt'. Comme on n'obtenait pas encore à cette époque l'houneur d^une attention générale pour de légers services ren* dus aux sciences, les saTants d'alors ne mettaient pas autant d'empressement que ceux d'aujourd'hui à publier le fruit de leurs méditations; aussi Gronstedt, qui d'abord n'osait pas même se faire connaître comme auteur du système de minéralogie qui a perpétué sa mémoire , songea encore moins à décrire au long le nouvel emploi du chalumeau , et les méthodes qu'il avait suivies. Il ne publia les résultats de ses recherches, qu'autant qu'ils pouvaient servir à distinguer les minéraux cuire eux, en fournissant des caractères particuliers aux diverses espèces (i).

Von Engesthom qui , en 1765 , publia en Angleterre une traduction du système de Gronstedt, y joignit un traité du chalumeau , où il indiquait particolièrement lesprocédéade Gromstbdt, ainsi

(1) La première édition de son ouvrage parut in i7o8.

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