Flmte d'ytlria et de cérmn de Finbo. Mé
lange mécanique de fluate d'ytlna et de fluale de cérium, contenant en outre de la silice^ soit à
(1) Celle formule esl calquée sur l'analyse que M. Seestrom a donnée des argiles de Slonrbridgc et de Helsinbourg dans les Annales dn Bureau des fers (Jam-eenlolreft Annaltr) pour ranoée 1890.
rétat d'acide fluorique silicé, soit comme agrégat mécanique.
Se comporte comme le Ûuate neutre de cérium (p. S48), avec cette différence que l'on peut en
metli'o beaucoup dans leverrede burax avautquil n'acquicre la propriété de devenir opaque au flamber* Les fluates terreux les plus siliceux donnent , avec la soude , une masse cohérente qui offre Taspccl d'une scorie, et qui, à cet étal, ne peut plus être modiiiée par une nouvelle addition de soude.
2. YUrolantale d'Ytterby et de Finbo. Noir et jaune, mélange mécanique de V Ta , avec de petites quantités de Ca' Ta, U' Ta, et quelquefois avec
le tantalite et le tungstène. Yttrotantale sombre V' Ta mélangé avec les mêmes substances.
Srul dans le malraa , dép^agc de Teau cl devient jaune , s'il était noir auparavant. Quelques-uns deviennent mouchetés, parce qu'ils renferment des parties noires que la chaleur n'altère pas. Chauffé jusqu'au rouge, il blaucliit, et la substance du matras est attaquée au-dessus de la matière d'essai. L'eau qui se dégage alors jaunit le papier de Fernambouc au premier instant et le blanchit ensuite.
Avec le borax, se dissout en un verre presque incolore, qui) à un certain degré de saturation , peut devenir opaque parle flamber, et qui à un
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degré de saturation encore plus élevé, devient opaque de lui-même.
Avec le sel de phosphore , commence par se déscomposer; l'oxide de tantale reste à l'état solide , sous la forme d'un squelette blanc, mais peut aussi se dissoudre au moyeu d'une insufflation soutenue. L*ytlrotantaIe noir d^YUerby donne uu verre qui , après avoir été soumis à un bon feu de réduction, acquiert, en se refroidissant, une faible couleur rose due à la présence d'une certaine quantité de tungstène. La variété sombre et la variété jaune d'Ytterby prennent, en se refroidissant, une belle teinte de vert-pâle, laquelle provient d*un contenu d*urane« — Dans l'yttrotantaie de Finbo et du Korarf une couleur de fer trèsintense masque la réaction de l uiane.
Af>ec Ut soude, se décompose sans se dissoudre. Sur la feuille de platine , on remarque la réaction
du marif^anèse. Par la réducliuii avec la soude et le borax , on lire de quelques variétés des particules d'étain. Mais celle de Finbo donne tant de fer qu'on ne saurait apercevoir l'étaîn.
3* GadolinUe^ Y S.
a. Gadoliniu du Korarf, Mélange de Y S avec de petites quantités de CS*; tfnyS, ce S, f S et GS (1).
(1) L'échâulillun sur lequel ces essais ont élé faits éCait de respèee U plus pure , de celle dont la cassure est granuleuse et
MU MMÉRiUlL. â73
Seule dans le mairasj donne un peu d eau.
Sur le charbon, blanchit ^ et , à Taided^un bon feu , se convertit sans boorsonflement en un Terre
opaque, gris-de-perle buuibreou rougeâtre.
Af>ee le borax, se dissout facilement en un verre
diaphane très-faiblement coloré pai du fer. Si Ton sature la perle vitreuse, elle devient upaque, cristallise en refroidissant, et prend une couleur grise qui tire sur le rouge ou le vert » suivant le degré d'oxîdation du fer ; mais elle n*est pas susceptible d'acquérir, comme l'y ttria pure, le genre d'opacité qui distingue les émaux.
Avec le sel de phosphore, se dissouL, sa ut" un squelette de silice, et donne un verre à peu près incolore ; le globule devient opalin par le refroidissement.
Avec la soude ^ donne, par une fusion lente, une scorie d'un rouge-gris. — Sur la feuille de platine on obtient la réaction du manganèse.
b. GadolinUe d'Yuerby , de Broddbo et.de Fmbo, gado-
linite vitreuse.. 4 ¥% -h œ^S f 5.
Ces gadulinites sont de deux espèces; l'une, a) ressemble pariaitement à un morceau de verre
Jaune. Les auUes espèces renferuuiii souvent un noyan de gadolini le vitreuse; et lorsqu'un essaie au chalumeau ce mélange naturel , on observe une réaction complexe, i ésuUanl du mélaugc des réacUoDS des deux espèeet.
tS
274 CARACTÈRES PYaOGNOBTIÙliii^i»
noir; et l'antre, b)ali[6M8iif6ei^[oiUeiM«t mdns
largement conchoïde (1).
a) Smk dâm le maira»^ ne aubit aaeane altérartien, et ae dégage poÎBi d'komidité. Si Ton ehaaffe
le matras jusqu'à ce qu'il commence à fondre , un instant arrive où la pièce dressai brille tout-à-coup comme ai elle prenait feu; en même temps elle se dilate on peu , et si ses dimensions sont plus
fortes que de coutume , elle se fendille çà et là , et devient d'un vert-gris clair. Kien de volatil ne se dégage.
Sur le charbon^ le même phénomène a lieu -, elle ne fond pas , mais noircit à un feu vif dans ses parties les plus minces.
b) Seule , elle se boursoufle , 8*étend en ramificalions semblables à celles du chou-fïeur, et blanchit) en même temps elle dégage de rhumidité. Rarement elle offre quelque chose de semblable à Pespèce d'ignition dont nous venons de parler. Du reste les deux gadolinites se comportent de la même manière à l'égard des Ûux.
Avec le boraœ, elles se dissolvent aisément en un
verre sombre fortement coloré jjar du iér , lequel
(1) Lt plus vitrevie des dent ne eoAtieiit «nciine Inee de glncine. à est mbemblable que ce fut de ceUe qui se brise en édais esquiOeiii , qne Eibmmo tira 4 pour 100 de cette tene»
devient aa feu de réduction d'un vert-bouleille
foncé.
Dans le sel de phosphore, la disaoiation s'opère avec une extrême difficulté. Le verre prend une teinture de fer et le fragment s'arroiidit sur les bords, mais reste blanc et opaque, en sorte que Tâcide phosphorique n'opère poiut ici la séparation de la silice; c*eat principalement par ce caractère que Ton distingue les gadolinites a ) i^t b) de celle du Korarf.
Avec la soude ^ la variété a) se convertit en une scorie demi-fondue d'un brun-rouge. La variété h)
se résout en boule si la dose de fondant n'est pas trop forte. INi l'une ni l'autre ne donnent, sur la feuille de platine , le moindre signe d'un contenu de ipanganèse.