Pyroaiène
Il en est de ce fossile comme de Tamphibole dont la forme est commune à un assez grand nombre
(le combinaisons diverses formées avec les silicates des quatre bases dout uous avons parlé; mais ce qui doit exciter un vif intérêt , c'est que le pyroxène est toujours formé par les bisilicates de ces mêmes ôa^es^ conformément aux recherches véritablement curieuses que M. II. IIosb a faites sur la composition des pyroxèaes. D'après les analyses qui ont été faites jusqu'à présent, il paraît que les pyroxènes renferment autant ou phis d'atomes de Silicate de chaux que de silicate de magnésie» La malacolite incolore, et les pyroxènes incolores et transparents que Laugier , Hisinger , Boivsborff, Wachtmeister et ^ORDE^sKÔLD ont analysés sur des échantillons provenant de différents lieux, ont tous donné CS* + MS"; mais les espèces vert -clair et opaques ont souvent offert un excès de silicate de chaux , et les noires contiennent ordinairement comme certaines espèces d'amphiboles une quantité plus on moins considérable d'alumine , laquelle n'influe ni sur la forme ni sur le clivage du fossile. Dans quelques pyroxènes, lebisilicate d'oxidulc de fer ifuiiplace celui de magnésie; exemple: la iiedenberyite , qui , d'après l'expérience de Kosfi| est es* + fS* et ne contient point de magnésie. Los pyroxènes se partagent ainsi en quatre classes prin-
814 CARACTÈlIft rTMGNMTiQDBS
cipalcs d'après les proportions et la oatui o de leurs parties constitutives. La première classe correspond à U fopmule es* MS^ qui ropréeente les pyroxètm inoolores «t transparents ; la deuxième comprend ceux qui contiennent plus d'atomes decliaux que demagnéôie; la troisième^ ceux où ie bisilicate de. fer entre comme partie oonstitutiveeMentielle. La quatrième enfin ee compose des pyroiènes alnmineux, lesquels sont noirs pour la plupart.
a. Pyrûxéne blanc ou trampareni,
Diâpside ou Àlulite du Piémont. \
Malacolite blanche de la carrière j
de pierre à chaux de Tammare 1
en Finlande | CS» + JlfS*.
Maheolite blanche de Tjotten en l
Norwège j
Salite vert-pâle de Sala /
Seul, fond avec ébulUtion , en un verre incolore
deiui-lransparent.
Avec U horm, se dissout fiacileioeat en un verre diaphane»
Avec le sel de phosphore , se décompose lenlemeut, et douae pour résidu un squelette de ai*** liée* te verre est transparent et devient opalin par lerefroidissemeni* La diopside conserve très^long-
temps sa transparence et sua aspect; mais enlia
elle ^e tunétie et se trauâibrme en un squelette de silice.
; Am mn»petiiequtt9iii$é de sa^, 09 gobfle el se
dissout en un Terre diâphane aisément liquéfiable , qu'une plus forte dose de soude rend opaque et iiiaiD0 fusible; chaque fois que Ton ajoute tt08 nouYoUa portion du fond&iiti le ytm ae gonfle ayant d'entrer en fusion.
Avec la solution de cobalt, la malacolite do Finlande fond et rougit sur les boids. Fondue eur led bords, la diopeide offre une couleur rouge ; fondue
m boule, elle esl viulelte. La malacoHUî du'tjoUen
doaoe uu bleu (1) qui tire sur le rouge.
ft. Parmi les fossiles que Fon comprend sotis le nom de SalHe, se trouve à Sala nnc malacolite qui ne diffère point , quant à l'aspect, de la salite ordinaire^ si ce n'est que sa surface a moins d*éclat. Du reste, sa fonde et sâ eouleuf sont les mêmes. Elle ne contient cependant que cinq pour cent de diaux,etestdu reste, d'à près Fanalyse de Hosb, un silicate de magnésie* Yoioi le détail dee phénomènes qu^elle présenteau chalumeau.
Seule dans le matras , elle donne de Teau; sur le ^arkan, elle devient d'un gris Uanc, maie ne fond ni en morceau ni en poudre, seulement elle se conglomère sur les bords , où elle devient brune et vitreuse*
(j) Cotte rnlot-Rlton provieiidrfti(fitt*d'udssiî fdttr«ee4.d'«kimioc qmscpmicn^ceiaîi^l ! y-
316 CAKACTàMft mOGll06TIOVB8
^ec le baraœ et la soude, elle se comporte comme les fossiles précédénts*
Avrc le sel de phosphore , elle se décompose presque aussi difficilement qae les minéraux précé* denfs ; mais la pièoe d'essai ne conserve point sa transparence et sa couleur; elle tourne d'abord au blanc d'énnail , puis se tuméfie lentementi et se transforme euûnea un squelette de silice*
Avec la sokfHon de eabali , elle donne nn ronge impur dans les parties fondues et non fondues. L'oxide de cobalt augmente sa fusibiiitéi tandis qu'il produit un effet contraire sur les makcolites^ dont le contenu calcaire est plus considérable*
b. Pyroxène contenant plm d'atomes de diaux qtie de ma* gnésie,
Malacokte de B^orrmifreiveden
Fond aisément en un verre de couleur sombre*
Apec khefom, le eel de phosphore et la soude, se comporte comme les fossiles précédents, ayec cette
diCTérence qu'elle donne un verre coloré par le fer.
comme partie eoiMitulhe euênli$Uê,
«) Hedenbergite de Iformorsgrufva pris Tana-
berg,CS'4-/5*(i).
(1) Ce fossile, analjsé ponr la première fois par nErF«nEnc, sar la foi duquel on l'aviit considéré .comme un bisiticate d'oxi-
DBS MIMÉBAVX. 017
Seule, ne dégage point d'eau, ou n'émet qu'une humidité hygroscopique, qui, lorsque la matière est portée à la température où le verre entre en fusion , donne à Tessai de réaction par le papier teint quelques signes d'acidité. Entre les pincettes, elle se résout , après une effervescence extrêmement légère , en un verre noir éclatant.
Avec le homo, se dissout aisément en un verre fortement coloré par le fer*
Dans le sel de pJwsphore , donne , par une dé* composition lente , un squelette de silice dont le noyau indécomposé se distingue par sa couleur
noire. La couleur ferrugineuse du verre s'elTace par le refroidissement,
Aoec la soude , se dissout aisément en un verre noîr, dont la surface devient mate par Taddition d'une nouvelle quantité de soude. Ce fossile peut en absorber beaucoup plus qu'aucun des précédents avant de se transformer en une scorie.
p) Pyroxhie verL-sombre de Taberg près de Phi- Hpstad, et d'Arendal; MalacolUe rouge-sombre de Degero en Finlande; se comportent tous comme le fossile précédent.
dule de fer combiné avec de l'eau, est sHm I analyse de Rose , un bisîîicatc doul)^ (h chaux et d'oxiduie de fer , rt offre tous les caractères citérieurs d'une malacolile vcrt-soinbrc.
(/e S H- 2 AS) 4- 3 (CS. 4- 5 (NoBDBmiOLD).
^) tyroi£èm d'Auvergne, tiré de la lave;
Se comportent eomme Us pyroxènes en général, veaàê eoat beumeoup plus dîfiteilw à décomposer
ou même presque indécomposables par le sel de pbospiiore. De aoke qu'elle était, la matièi^e devient translucide et peu colorée. Avao^ia «mn^,. ilafiDrment un Terre de fusion plus difficile» en sorte qu ils deviennent infusibles pour une quantité de soude avec laquelle les pyroxènes esseatieiiement ferrifères » et dont la couleur est un vert sombre , se nitrifient encore très-aîsément.