‹ De l'emploi du chalumeau dans les analyses chimiques et les déterminations minéralogiquesChapitre 140 sur 179 · Epidote · texte numérisé non relu

Epidote

Ce nom désigne encore une certaine forme de cristal qui comprend des minéraux de composition

différente; savoir:

ft) ZoizUe de Bayreuth et Karnthen

Seule , se boursoufle et se dilate transversalement par rapport à la direction des lamelles; forme an premier eonp de ien une multitude de petites bulks qui s'affttîssetit à un feu plus fort. Fond sur les bords extrêmes en un verre transparent un peu jaunâtre; mais la masse boursouflée devient ensuite extrêmement difficile à fondre^ et forme une scorie vitreuse*

' Ame le boi'ox, &6gonile ei^e diâsoul en ua verro diftpkand*

Avec le seld^" phosphore, se gonfle pareillement,' et donne, par Une décomposition facile accompa-* gnée d'efferresceoce , un squelette sUiceui.

AvâC une trh-petite portion de soude, se dissout en un verre dont la teinte est légèrement verdâtre.

La dose ordinaire donne naissance à une masse

tumescente, blanche, infusible. Sur la feuille de platine, on aperçoit des traces de manganèse.

À»)ec la solution do coêaU, on a un verre l>lâu«

t j Pistazile du boiira: d'Oisan , d'Hellestad , d'A-

rendal, deTaberg et d'Orrajerfvi

CS^FS+AAS (1>

Seule j fond d'aboi^ dans les parties extrêmes , se i^nflQ çn^iMt^ et jse transforme en une masse ramifiée qui présente en petit l'aspect du chouileur, et dont la couleur est un biun i'oucé; sou-

(1) Peut-être quf ^'cttf' forii>n1*> n'est naii" (\w pndr Vâ variété ie pîelwâle qui se reiiconirc au bourg d'Oisan, en Irancc; lusôs, en général, la pistazite est un épîdote où le silicate d'oxidule de fer tient lieu d onc quantité plus ou moins considérable de silieftlB de chaux. Le bel épidute du bourg d'Oisan diflère de k itlfli, ce qu'un atome de 1»isiUcale de dam j esl remf^licé par un atome d*iin antrç silicate isomorphe , je ireuz dire de bUilicate d*oiidlile derer$d'e4il«iifttftteMéeiKliMlteMfMI«A«^ «M»

320 Caractères PYuooxNosTivtLEs

mise à une insufflation énergique , elle noircit et s'arrondit 9 mais ne se liquéfie pas complètement.

Celle d'Arendal, qui d'après les analyses est la plus ieiTugiaeuse de toutes, est aussi remarquablement plus fusible que les autres.

Dans le borax, coiumence par ^^e buursouiler et se dissout ensuite en un verre coloré par le fer.

Avec le sel de phosphore, se décompose facilement en se boursouflant, et donne pour résidu un squelette de silice.

Avec un peu de soude j se convertit , par une fusion laborieuse , en un Terre sombre qu'une plus forte dose de soude transforme en une scorie infusible.

y) Epidote manganésifère de Saint -Marcet en Piémont.

Seulj se convertit par une fusion très-facile, accompagnée de bouillonnement, en un verre dont la couleur est noire.

Dans le borax , se dissout avec effervescence en un verre transparent, qui prend à la flamme extérieure la couleur de raméthyste» et qui à la £kunme intérieoreoffre une teinture de fer aussi long-temps qu'il est chaud, mais devient incolore par le refroidissement.

Dans le sel de phosphore, se boursoufle et se décompose eu donnant pour résidu un squeleLle de silice. Le verre ne prend pas la couleur indicative

DIS MUfÂRAUX. 3t2i

du manganèse; mais oflje celle du fer aussi longtemps qu'il est cliaud.

Traité par la sotide, il w comporte comme les

fossiles précédents.

i 6. PrehnUe et KaupholUhe.

D*aprè8 Tanalyse deKLAPROTH^ ces fossiles auraient la composition chimique eljusqu'à la petite quantité d'eau que Laugiër et INordsnskiold ont trouvée dans le paranthine. Lavgier, Gehlen et Thombou ont obtenu d'autres résultats qui tous

s'approchent beaucoup de la formule Ui'' + SAS.

Seuls, donnent dans le matras on peu d'humi-

dite, mais en même temps conservent km transparence; ils ne la perdent que lorsque étant exposés à une baute température ils commencent à se boursoufler et à fondre. La KoupkoUthedéq,SL^e une odeur d'empyreume et noircit un peu. Cela tient à ce que la plupart des échantillons qui proviennent des collections m inéra logiques, après avoir été long-temps exposés à l'air, ont leurs interstices pleins d'une poussière qui se cbarbonne au feu. Lorsque cette poussière adventice est entièrement consumée, les lamelles cristallines du minéral recouvrent leur transparence. Les deux fossiles donnent un Terre blanc rempli de bulles.

Avec le borax ^ se résolvent aisément en un verre diaphane, qui devient trouble et trèa^-diiSicilement liquéfiable lorsqu'il est saturé.

322 CARACTÈRES PYROCNOSTIQUES

Avec le sel de phosphore, se décomposent efdonlient uû résidu consistant en un squelette de silice glâceux. Le verre est diaphane, et devient opalin par le refroidisBement.

Avec lasoudcy se convertissent par une dissolution très-laborieuse, accompagnée d'un boursouflement continuel, en un Terre transparent pen liquide; l'obtention de ce résultat exige une insufflation prolongée. Avec une grande quantité de soude on finit par transformer ce verre eu une soorie demi^vitreuse.

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