Alcalis
Les alcalis n'offrent pas sous l'action du chalumeau , des signes auxquels ou puisse les reconnaître avec une certitude complète. Lorsqu'ils sont purs ou à Tétat de carbonate , leur saveur ou leur action sur le papier de tournesol rougi est encore la meilleure épreuve. Quand ils sont engagés dans des sels on reconnaît leur présence en faisant fondre le sel avec de la soude sur une feuille de platine; s'il ne se fait aucune précipitation dauâ la
100 CARAGTÈR£& PYEOGHOftTIQUES
masse liquéfiée» on peut en conclare qae la base 'du sel est on alcali. Mais lorsqu'un même composé
renferme nne terre et un alcali, je ne sache aucun moyen de reconnaître au chalumeau la présence de la partie alcaline. Le chalumeau ne fonrnit pas non plus de signe caractéristique par lequel on
puisse distinguer la potasse de la soude , si ce n'est en présence de ruxide de cobalt. (Voyez plus loin Oatïde de cobalt,)
La litliine diffère des deux alcalis dont je viens de parler, en ce que, fondue sur une feuille de platine I elle attaque ce métal et laisse autonr du point sur lequel elle a reposé une trace d'un jaone
sombre. La même réaction n'est pas produite par les sels de Uthine, à moins qu on n'y ajoute de la soude y qui, en mettant la lithineen liberté, lui permet d'agir sur le platine; mais cette action est un caraclère très-équivoque; car Lien qu'elle ait lieu d une manière prononcée pour un sel de lithine, elle est encore produite jusqu'à certain point par d'autres corps qui ne contiennent pas de li* thiue, lorsqu'on les chauffe avec de la south ; et la soude elle-même laisse quelquefois une trace sur le platine , autour du point où elle a gîté. Le même phénomène n'arrive pas avec la potasse ; au contraire, lorsqu'on l'ajoute en excès à la matière d'essai, elle empêche l'action de la lithioe renfermée dana cette <krnière. On £sit disparaître la tache
DBS OXIDES MKTALLiUUES. iOi
produite sur le platiue, en lavant avec de l'eau la
partie entachée, et en chaiinYinL le métal jusqu'au rouge; mais on reconnaît ensuite^ à Taspect mat de cette partie , que le métal y a perdu son poli; la différence d'aspect qui en résalte est particulièrement sensible durant i'igiiition.
L'ammoniaque est rarement l'objet d'un essai au chalumeau. En général , on n'a qu'à mêler avec
de la soude la matière on Ton veut manifester la présence de ranimoniaqiie , que Ton peut déjà reconnaître à Todeurdu mélange, puis chauffer doucement ce mélange dans un petit matras; il se forme alors un sublimé de carbonate d'ammoniaque. On peut encore faire chautTer séparément la matière d'essai dans un tube fermé à la lampe , et y introduire ensuite un papier de tournesol faiblement rougi et humecté.