‹ De l'emploi du chalumeau dans les analyses chimiques et les déterminations minéralogiquesChapitre 171 sur 179 · PHÉNOMÈNES · texte numérisé non relu

PHÉNOMÈNES

Développés dms le traUement des calculs urinaires

par le clmlumeau^

Il importe beaucoup aux médecins de connaître la nature des concrétions formées dans les voies

urinaires d'un malade qui a ret ours à leur ai t pour une aîleclioa semblable. La compositioa chimique de ces substances est plus aisée à reconnaître qu'on ne le croit généralement , et le chalumeau fournit ù cet efTet nn moyen d'éi)renve aussi simple qu'infaillible, et dont remploi n'exige que les connaissances chimiques que tout médecio doit avoir.

1 • Calculs urirudres formés d'acide urique> *

Chauffés à part sur le charbon ou sur la feuille de platine, ils se charbonnent, fument, et développent une odeur animale; chaullcs à la flamme extérieure, ils diminuent continuellement de masse. Vers la ûn du grillage, on les voit brûler avec un accroissement de lumière. Si Ton cesse alors de souiller, la matière ne continue pas moins de brûler avec éclat, et laisse en dernière analyse un résidu consistant en une très-petile quantité de cendres blanches , fortement alcalines.

D£S CALCULS URlNAlftBS.

Comme il est d'autres substances combustibles que l'on pourrait coufoDdi e avec l'acide urique^ ane partie du calcul doit être essayée par la Yoie humide et de la manière suivante : On met un dixième de grain de la substauccsur une feuille mince de verre ou de platine, et après y avoir ajouté une goutte d'acide nitrique , on chauffe le tout sur la flamme de la lampe; l'acide uriquB se dissout avec effervescence, et l'on dessèche ensuite la matière avec beaucoup de précaution , de manière à ce qu'elle ne brûle pas; la dessiccation opérée, une belle couleur rouge apparaît. S'il n'y a qu'une petite quantité d*acide urique dans la matière d'essai , elle noircit quelquefois au lieu de rougir par TefTet delà chaleur. Il faut alors prendre une nouvelle partie du calcul urinaire, et après l'avoir dissoute dans l'acide nitrique la retirer du feu , lorsque la dissolution est à peu près sèche, el la laisser refroidir ensuite jusqu'à ce que la des^^ siccation soit terminée. Alors renversant le support, à la surface duquel elle adhère , on la tient dans cette situation, au-dessus d'un petite quantité d'ammoniaque caustique placée sur le feu -, aussitôt que la vapeur d'ammoniaque a atteint la substance desséchée, elle y développe une belle couleur rouge (i). La même couleur se développe encore,

(1) L'appUcatiûu de 1 aiuuioniaque à cet essai a été imaginée

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quoique moins belle , lorsqu'on mouille la matière desséchée avec un peu d^ammouiaque faible.

OurencouLre quelquefois des calculs uriiiaires formés par le mélange de l'acide urique avec des phosphates terreux. Ces calculs se charbonnent et

se consument ainsi que les premiers, mais donnent un résidu assez considérable, qui n'est ni alcalin ni soluble dans Tean. Traités par Tacide nitrique et r ammoniaque, ils présentent la belle couleur louge ([ui distingue l'acide urique. La cendre restau le est ou du phosphate de chaux , ou du phosphate de magnésie , ou un mélange des deux*

2» Calculs formés d*urate de soude.

Cette substance fait rarement partie des cal* culs urinaires, et ne se rencontre guère que dans les croissances dures qui se forment autour des articulations, chez les personnes affligées de la goutte.

6culs, sur le clmbon^ noircissent , déyeloppeui une odeur empyreumatique animale, serédwiNiit di fficilement en cendres , et donnent pour résidu

par le proff ssoar Jacobsen de Copenhagiie, lequel, à l'aide dece

rtaf tif, a démontré l'cirstcnce de l'aride urique dans des excrétions provenant d'animaux pris dans les classea les plus»iin* parfaites.

DBS CALCULS URIMAIRBS. 383

une substance grise, fortement alcaline , qu'on peut vitrifier avec une petite quantité de silice*

Si le calcul contient des sels terreux (et c'est le cas le plus ordinaire) , le verre eu est blanc ou gris-blanc et opaque.

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