SiUùe
Seule, elle n'éprouve aucun changement (1).
(1) II. DE Saussure dît avoir fondu, SYPC la flamme d'une épaisse baugie, aclîvée par un soulUet à deux ames de 62 pouces etrrétde sariice, de ta silice (cristal de roche) Ûiée sar nu fil de djslhène, et ravoir convertie, par ce moyen, en «oe
Oigitized by
D£S OXiDBS MÉTALLIQUES. 109
Avec le boraa>, elle fond très-Ientement et donne un verre clair, de difficile fusiou , que Ton ne peut
pdb leiidre ûpa(|ue par ie jlamber.
Le sel de phosphore n'en dissout qu'une très-petite quantité. Le verre qui en résulte conserve sa transparence après le refroidissement ; ce qui n'est pas fondu offre une demi-transparence.
Avec la soude y elle fond, produit en fondant une
vive effervescence, et duaue naissance à un verre limpide.
Avec la dissolution de cobalt^ dans une certaine proportion , elle prend une faible teinte bleuâtre qui se change en noir ou gris-sombre quand on augmente la quantité de cobalt. Celte couleur est un signe au moyen duquel on distingue la silice des substances aîumineuses. Si l'on expose à un feu ardent une partie mince de la pièce d'essai , cette partie fond avec l'oxidc de cobalt, et produit un verre bleu ^ ce qui conûne à la partie ion-
boule de 0' ,01 4 de diamètre, l'our moi ,jc n'ai jamais pu produire un commencement de fusion sur la plus mince lamelle de ^ie placée mAi sur le eharbon, soit entra des pincettes, et je soupçonne que dans Fessai fait par de Saubswi, d'une part ractîon du support sur la pièce d'essai , de l'autre, la plus grande pureté de Vair qui alimentait sa flamme , ont contribué à donner un résultat que l'on no saurait obtenir à l'aide du cbalumeau, par k méthode ordinaire.
110 CARACTÈRES PYROGNOSTlQUBfi
due prend aussi la eouleor bleue | mak ee bleu tire sur le rouge, et n'ofiBre rien d'agréable à l'œih
il. Acide molybdique*
Seul , dans un tube ineiiné , il fond et jette une
furnéc qui se condense en partie sur la paroi du tube qu'elle recouvre d'une poussière blanche, et en partie sur la surface même de la masse en fusien, où elle forme des cristauxbrillants, d'un jaune pale. Chauffé sur la feuille de platine , cet acide fond et dégage de la fumcej la partie fondue a une couleur brune , mais elle devient jaunâtre et cristalline par le refroidissement; au feu de réduction elle devient bleue ; un feu très-^uiient la rend brune. Sur le charbon il fond et s'introduit dans le support ; une partie de l'acide est réduite par un feu soutenu , et Ton peut retrouver enôuiLe le métal par la pulvérisation et le lavage du charbon , sous forme d'une poudre métallique de couleur grise*
Avec le borax, il fond sur le tll de platine , et dans la fiUimme extérieure, où il se change en un verre incolore et transparent. Exposé sur le charbon , au feu de réduction , le verre devient d'un brun sale sans cesser d'être transparent , et assez semblable à celui qu'on dlHient par un mélange
d'oxide et d'oxidule de fer; si Ton ajoute à la masse une nouvelle quantité d'acide molybdique ,
le verre peid sa transparence au feu de réduction , et Ton aperçoit au-dedans une multitude d'écaillés branes d'oxide de molybdène, environnées selon toute apparence d'un verre transparent un peu brunâtre.
Avec le sel de phosphorCj il fond sur le fil de platine et dans la flamme extérieure, où il forme un verre transparent qui , tant qu'il est chaud , tire sur le vert, mais qui perd cette couleur en refroidissant ; au feu de réduction le vert devient opaque ^ paraît noir ou bleu sombre , mais par le refroidissement devient limpide, et d'un vert presque aussi beau que celui de Toxide de chrome. La même coloration a lieu sur le charbon (surtout quand la proportion d'acide est considérable), tant dans la flamme extérieure que dans la flamme intérieure. Sur le fil de platine, on peut oxider le verre vert à la flamme extérieure ; il redevient alors transparent en fondant. On ne peut séparer du sel de phosphore aucune portion d'oxide brun de molybdène par le moyen du feu de réduction. L'étain ne change pas la couleur du verre vert réduit ; mais on voit ce métal se gonfler dans le verre , et se combiner jusqu'à certain point avec le molybdène.
Avec la soude , l'acide molybdique fond sur le
lis GARAGTÈEBS PTROGNOSTIQVfiS
Al de platine» fait effervescence, et donne naissance à un verre limpide y qui tourne au blanc de
lait parle refroidissement; si Tacide molybdique est eu petite quantité, le verre prend, au feu de réduction I la même couleur à peu près que le Terre de borax placé dans les mêmes circonstances , mais perd sa transparence en refroidissant ; mais s'il est au contraire sursaturé d'acide molybdique, et si on Texpose à un bon feu de réduction, cet acide est réduit partie à Tétat d'oxide , partie à l'état métallique, et en dissolvant dans l'eau la masse saline, on obtient pour résidu une substance spécifiquement pesante, d'un gris brun , et qui prend sous le polissoir d'acier Téclat métallique et une couleur gris de fer.
Traité par la soude sur le charbon, l'acide molybdique est absorbé aussitôt que fondu, et on retire ensuite de la masse, par le broiement et le lavage, une très-grande quantité de molybdène, sous la forme d'une poussière métallique gris d'acier; si l'on met sur la place même où la masse est entrée dans le charbon , une nouvelle portion d'acide molybdique avec une très-petite quantité de soude, et qu'on l'expose ensuite à un bon feu de réduction, la matière du nouvel essai demeure à la surface du support , et l'on obtient un grain formé de molybdène réduit et de molybdale de soude, qu'il suffit de laver pour en tirer le métal pur. Le molybdène se range donc , contre To-*
018 0X1DS8 HÉTALUOVBS* ii3
pinion généraiemeut reçue , parmi les métaux de facile rédaction y quoiqu'il ne se laisse pas fondre en même temps que réduire.