‹ De l'emploi du chalumeau dans les analyses chimiques et les déterminations minéralogiquesChapitre 25 sur 179 · Acide iungstique · texte numérisé non relu

Acide iungstique

Seul, il noircit) mais ne fond pas au feu de réduction.

Avec le boraœ ^ il fond aisément sur le fil de platine et à la ûamme extérieure , où il se change en un Terre transparent et incolore , qu'on ne peut pas rendre opaque par le flamber. Au feu de ré<* duction le verre devient jaunalre pour une faible proportion d'acide, et cette couleur augmente d'intensité par le refroidissement , en sorte qu'elle finit par devenir jaune. Si l'on ajoute à la masse une nouvelle quantité d'acide, le verre prend d'abord une couleur orangée et devient ensuite, par le refroidissement 9 transparent etrouge-sànguitt. Sur le charbon on peut produire cette réaction avec une moindre quantitéd'acide tungstique. Si l'on y ajoute de i'étain, le verre devient sem-* blableà un émail par le refroidissement.

Avec le sel de phosphore^ l'acide tungstique se

dissout à la flamme extérieure et s'y cliange en

un verre incolore ou jaunâtre. Au feu de réduo-

tion le verre présente un beau bleu pur, plus

beau que celui du cobalt. Si 1 acide contient du

fer» le verre prend une tout autre couleur au

114 CAHÀOlim mMMMTl^BS

Imi de réduoiioii; il; devient roQgeHnngani et abéolBinent eemMaMê au ^erre de hmx réduit»

L'addition d'un peu d'étain détruit la réaction du ter, et développe dans le verre une couleur verte et quelquefois bleue;, maie Tobleotion de ee résultat exige que le verre ne soit pas trèsHsaturéd V

cide; s'il en icuferiue trop, on ajoute une nouvelle quantité de tondant.

La muât dissout Tacide luBg^tique sur le fil de platine, et le cenvertlt en un verre transparent

d*un jaune sombre, qui cristallise par le refroidissement, et devient en même temps opaque et blanc ocr jaunâtre. Ce verre eeuBerve assez bien la forme gtobulaîre, même sur le dutrbon; au

feu de réduction \\ présente une couleur sombre tant qu'it est chaud , mais redevient blanc par la congélation.

Si l'un traite l'acide tungstique sur le charbon, par une très-petite portion de soude , on obtient | au feu de réduction , une scorie métallique d'un gris d'aeier, de laquelle on tire, par le broiement et le lava^, une grande quantité de tungstène métallique , sous forme d'une poudre gris d'acier, qui offre l'éclat métallique sur tous les points où elle a été froissée par le pilon d'agate. Si l'on fiût fondre Tacide tungstique avec une quantité de soude assez considéi'able pour que la masse entre .

bE& OXIDES MÉTALLIQUES. 115

dans le ehej^bon , et qu'après l'ayoir exposéeà un

bon feu, on la broie et la lave dans le mortier, on obtient une petite quantité de particules métalliques ^ qui tantôt sont d'un jaune d'or et tantôt d'un brun de tombac* Ce nW autre chose que du tungstène, avec les nuances qu'il présente, selon Yauquelim etHECHT, lorsqu'on l'a fait rougir brusquement dans un vase clos.

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