Ùœide de tantale
Seul, il n'éprouve aucune altération. Avec le borao), il se résout en un verre incolore et tran»purent qu'on peut rendre opaque par le flamber, et qui , pour une forte proportion d*oxide , devient blanc d'émail en refroidissant. Avec le sel de phosphore il fond aisément et en très^rande quantité, et donne naissance à un verre incolore , qui ne perd pas sa transparence par le refroidissement.
La souié s^en empare I et la combinaison a lieu avec effervescence , mai« sans dissolution ni rédue* tion de l'oxide.
Comme l'oxide de tantale ressemble sous ces rapports aux terres proprement dites, il serait facile de le confondre avec quelqu'une d*entre elles
dans un essai au chalumeau. On le reconnaît pourtant à telles enseignes , que sa combinaison avec le sel de phosphore ne devient point opaque par le refroidissement, lors même que Toxide de tantale est en excès , tandis que le contraire a lieu pour la glucine, Tyttria et la zircone. Si on ajoute au sel de phosphore un nouvel excès doxide, celui* ci s'étale uniformément sur la surface du verre qui devient alors opaque même dans la fusion ;
DM OHMS ttÉTALLIQIJn. idi
mais la partie non fondue ne tourne plus au blanc de lait; eiie devient demi<-tian8parente comme la silice, dont elle diffère cependant par la manière dont elle se comporte à l'égard de la sonde. L'oxide de tantale se distingue de Talumine par les phéno* mènes qu'il produit en présence du borax et de la dissolution de eobalt, laquelle ne donne pas de bleu avec l'oxide de tantale.
i7. Oûoide de liiam.
Seul , il n'éprouve aucun changement. Avec le boraœ^ii fond aisément sur le ûi de piatioe, et donne naissance à un verre incolore qui tourne au blanc de lait par le flamber. Si Ton accroît la proportion d*oxide, le verre tourne de lui-même au blanc par le refroidiasement. Exposé au feu de réduction, ce verre commence par jaunir si la proportion d'oxide est faible, et prend ensuite après une réduction complète une couleur d'améthyste sombre, qui devient plus marquée par le refroidissement. Le verre est transparent et assez semblable à celui de l'oxide de manganèse traité par le feu d'oxidation, mais lire un peu plus sur le Lieu, Pour une plus forte proportion d'oxide , le verre exposé sur le charbon au feu de réduction devient jaune sombre^ et acquiwt par le refroidissement une couleur bkue tellement foncée qu'il paraît noir et opaque. Si
1S2 CAftACfàtn PTËOONOftTHUflS
ÏQn, yimL «osuite à le flamber, ii dev ieEt bleu clair, ma» époque* et mmblable à un émail. La teioiedB bleu est plue ou moiiiB belle, et varie d'ua eaeai à
l iuUre. La cause de ces phénomènes est que le verre contient à la fois de Toxide et de Toudule; ée demief tend à développer dans le verre une cotdeor bleu-sombre, et le premier, qui ne contci»bue pas à sa coloration, lui donne au flamber l'apparence d'un émail blanc; du mélange du blanc et du bleu foncé, provient le bleu clair, dont le degré d'intensité dépend entièrement des quantités relatives d'oxide et d'oxidule contenues dans le verre; s'il reste peu d'oxide , le verre se conserve noir ; mais si ce verre ne renferme qu'une petite quantité d'oxiduie , il blanekit au flamber.
Le sel de phosphore dissout Toxide de titane à la llamme extérieure , et le convertit en un verre ineoloreet limpide. Au feu de réduction , cet oxide donne un verre qui paraît jaunâtre tant qu'il est chaud , mais qui , par le refroidissement , rougit d'abord et prend enûn une très-belle couleur d'un violet bleuâtre. Une trop grande quantité d'oxide rend la couleur si foncée , que le verre en paraît opaque, sans cependant offrir l'aspect de Témail. Ou peut faire disparaître la couleur à la flamme extérieure* La réduction se fait mieux sur le charbon que sur le fllde platine; maie elleexige, même sur le charbon , un feu soutenu , particulièremmt
lorsque l'on essaie des minéraïuL qui oontiennent du Uianey telsqiiAle ephène, par exemple. L'addition de Tétain bciiite et accélère conBidéfabieineiit
la réduction. Si l'oxide de titane contient du fer, OU BÎ Ton ajoute du fer au verre coloré par loxide de titane I la eonleiir violette dae à Toxidule a'éyanouit, et le -verre prend au feu de réduction une couleur l uuge pareille à celle que développe l'acide tung^tique ferrugineux. Si ces substauces soat eu petite quantité y la eouleur devient rougfrjaunâtre; eette teinte ne paraît pas tant que le verre est chaud, et ne commence à se manifester qu'à l'initant où la chaleur du verre dimiuue ; eu général elle n'acquiert tonte son intensité que par un t&* firoidissement complet. Cette réaction eat si déti<* cate que lorsque le verre contient trop peu d*oxide de titane pour qu'onpuisse s' assurer pleinement de sa présence par l'inspection de la couleur , on peut la reconnaître enr-le-ehampeny ajoutant du fer, et surtout du fera 1 elat aielallique; alors laréaction a lieu infailliblement d'une manière trés-prononcée* Les verresd'acidetungstique ferrugineux, d'acide antimonieux ferrugineux , et d'oxide de nickel, prennent aussi la même nuance au feu de réduction; mais il est aisé de reconnaître laquelle de ees substances est combinée avec le fer. Quel* ques instants d'une bonne insufflation au feu de réduction suffisent pour chasser l'acide antimonieux ; cela fait , il ne reste plus que la teinte due
iâ4 GilUC^ÈRBft FTHeONOaTlOIVS
au&r. J'ai déjà dit que l'acide tungstique ferrugineux donne avec Tétain un verre dont la oouleur est tantôt verte, tantôt bleue; or| si Ton traite par
Tétain le verre de titane ferrugineux, la couleur due au fer s'évanouit; et la nuance violette de l'oxidule de titane reparaît. 11 faut néanmoins , pour que cet effidtait lien, que l'intensité de la couleur ne soit pas considérable dans le verre ; dans le cas contraire, on ajouterait une nouvelle quantité défendant. Mais comme il arrive souvent quala teinte dontil s^agit ici est développée par une quantité d'oxide de titane ferrugineux tellement petite, que l'oxide de titane qui s'y trouve n'aurait pu produire de lui-même aucune réaction sensible , rétainen pareil cas détruit entièrement la couleur, et la réae* tion se trouve anéantie. On fait alors avec la substance quel on essaie un verre de sel de phosphore que Ton sature complètement de cette substance, e( que Ton traite ensuite par Fétain ; de cette ma*nièreon parvientasseKsouveot à mettre en évidence la couleur due àToxide de titane, surtout après que le verre est totalement refroidi. La réaction produite par Toxide de nickel se distingue des pré» cédentes en ce qu'elle atteintson maximum quand leverreest chaud, et s'évanouit presque ent lèrement par le refroidissement , et en ce qu'elle est la même dans les deux flammes (extérieure et intérieure), tandis que la réaction produite par lesautres substances disparaît à un bon feu d'oxidation. U
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modification produite par le fer sur l'oxide de titane et Tacide tuDgstique n'a pas lieu en présence du borax.
Avec la soude, l'oxidc de titane se dissout, fait effervescence, éclabousse et se transforme en un verre transparent de couleur jaune-sorabre , qni ne pénètre pas dans le charbon et devient blanc, ou gris-blanc par le reiroidiosement. Ce verre a la propriété de cristalliser à Tinstant même où son ignition cesse ; et il dégage alors une si grande quantité de calorique , que le globule rougit de nouveau jusquViu blanc. Ce phénomène a lieu dans tous les corpsqui cristallisent à une assez haute température, par exemple dans le phosphate de plomb; mais je n'ai jamais vu autant de chaleur développée par la cristallisation^ que dans lecasdonlils'agitici. L'intensité du phénomène dépend principalement de l'exactitude des proportions de soude et d'oxide. Si l'on prend plus d'oxide de titane que la soude n'en peut dissoudre, en sorte que les parties non fondues restent en suspension dans le verre, le phénomène n*a pas lieu ; mais si l'on ajoute alors de la soude par petites portions, jusqu'à ce que l'on ait atteint la dose précise qui est nécessaire pour fondre i'oxide de titane, le phénomène paraît alors dans tout son éclat. Chaque portion de soude que Ton ajoute ensuite diminue l'intensité de l'effet jusqu'à ce qu'enfin toute la masse s'introduit dans le charbon*
L'oxide de titane a'est pas réductible sar letbarbon «t W¥ï la 80iid9« Bans om expériencet , je me Buis servi d*oxide de titane extrait du ruiluîe
de France suivant la méthode de Laugier, et j'ai obtenu à chaque essai de réduction quelques graina aplatis d'un métal malléable » blanei non magné* tique, qui avait tontes les apparenees de l'éCain ; j'ai trouvé ensuite que quand cet oxide de titane a été di^rédans rhydrosuifured'ammoniaque, cettederttière substance en sépare , par la dissolntion, nn oxide d'étain ^ qui reste après l'évappration de Veau et le gril laize de la masse desséchée , et (pie l'on transforme aisément par la réduction en un grain d'étain métallique.
Afwe ia soiuHon de eobaU, Toxide de titaiie prend une couleur noire , ou ^ns noir.