Oxide de chrome
Seulj il ne change pas.
Avec le boraœ, il fond diiEcilement^ mémo en petite quantité, et présente un beau vert d'éme-
raude, qui se développe principalement durant lo refroidissement du verre ; sur le ûlde platine on peut faire disparaître cette couleur presque entièrement , en exposant le verre à la flamme extérieure; il devient alors jaune-brun , et conserve cette couleur tant qu'il est chaud ; par le refroidissement il ne reprend qu'une faible teinte de vert.
Avec le sêl de phosphore^ il fond tant à la flamme extérieure qu'à la flamme intérieure, où il prend
line couleur verte d'autant plus foncée que la partie fondue est plus considérable. Une très-petite portion d'oxide suffit pour produire une teinte forte. Si Ton mêle au verre une plus grande quan*
446 GAEàCT£i!lfift PVaOGNOSTIQUES
tité d'oxide de cluume qu'il n'en peut dissoudre, et qu'on le chauiSè très-fortement , il acquiert U propriété de se boursoufler plus ou moins à Tinstant de la congélation , et de se transformer ea une masse écumeuse; la spumescence qui a lieu dans ce cas, est due à un dégagement de gaz ; une seconde fusion la &it disparaître; mais la masse se boursoufle de nouveau en refroidissant* Ce phénomène a lieu , soit que la matière d'essai ait été traitée à la ilamme extérieure , ou à la flamme intérieure , et sur le charbon comme sur le fil de platine; je n'en ai pas pu^découvrir la cause; il n*a pas lieu lorsque le verre est transparent.
La sùude dissout Toxide de chrôme sur le fil de
platine et à la flammet \t( rieui e, où elle le transforme en un verre orange sombre ^ qui perd sa transparence et devient jaune en refroidissant. Au feu de réduction y le verre devient opaque ; il est vert après le refroidissement. Le chaiboii l absorbc; mais je n'ai pu découvrir dans la masse absorbée aucune trace de métal réduit*
14* L'antmùine et ses oorides.
antimoine à Vétat méiaUique fond aisément sur le charbon; lorsqu'il a été chauffé jusqu*aa rouge, il demeure long-temps en ignition sans k secours du cliulumeau^ et dégage une épaisse
DIS 0ZIDB8 KÉTALUQUBS. 417
fumée blanche. Peu à peu cette fumée fie dépose et forme autour de la boule métallique un réseau
de petits cristaux, dont l'éclat est nacré, et qui Unissent par la recouvrir en entier. Durant quel^ ques instants on Toit, à la clarté de la lampe, lo métal en ignition dans Tintérieur de la masse , après que le réseau cristallin l'a totalenieal recouvert. Ce réseau est de Toxide d'antimoine cristal* Usé. H entre en fusion lorsqu'on dirige dessus la flamme de la lampe. L'antimoine métallique étant chauffé seul dans uu matras , ne se sublime pas à la température qui fond le verre. Chauffé jusqu'au rouge , dans un tube ouvert, il brûle lentement en répandant une fumée blanche qui se dépose sur le verre, et offre cà et là des traces de cristallisation. Cette fumée n'est autre chose que l'oxide du métal, et on peut la chasser , par iacaléfaction, d'une partie du tube sur une autre , sans qu'elle laisse le moindre résidu ; mais dans le cas où l'antimoine est combiné avec le soufre , il se forme , outre l'oxide, une certaine quantité d'acide antimonieux qui adhère à la surface du verre sous forme d'une couTcrte blanche , après qu'on en a chassé l'oxide au moyen de la chaleur.
L'avide d* antimoine , mU, fond aisément et se sublime sous la forme d'une fumée blanche.
L'oxide d'antimoine, tel qu'on Tobtient par la précipitation , le lavage et la dessiccation, s'enflamme
as CARACTÈRES PYRO<iNOSTlylES
souvent avant d'entrer en Cuaion , tir&le ooiBine de l'amadou , devient infusible et se transforme
en acide antiriiuuieux. On leréduil sur le charbon à Tctat métallique î dans, cette opération il donne à la flamme une coulear verdàtie*
V acide antimonieuoo ne fond pas, jette une vive Inmière j et diminue de masse dans la flamme in-
térieurc, en même temps que le charbon se recouvre d'une fumée blanche; mais il ne se réduit pas comme Tozide.
Vacide aniimonique blanchit au premier coup de feu, et se change eu acide antimonieuik; celui qui contient de Teau, passe du blanc au jaune en dégageant de l'eau , puis revient au blanc par rignition en dégageant de Toxigène.
L'oxide et les acides d'antimoine se romportent de la même manière à 1 égard des fondants.
Le borax dissout une grande quantité d'acide antimonieux sans devenir opaque* Le verre qui en réstdte a une teinte jaunâtre pendant qu'il est
cbaud ; niais il lu perd en grande partie par le refroidissement. Lorsqu'il est saturé, une partie de Tantimoine se sublime à l'état métallique , et se dépose sur le charbon autour de la masse : si on chauffe fortement le verre au feu de réduction, il devient opaque et grisâtre par l'eilet des particules mélalliques qui s'y forment.
Le sei de phosphore dissout le même acide en un verre transparent et incolore. Sur le fil de platine ce verre prend au feu d'oxidation une faible couleur jaunâtUB qui 8*éiranoait par le refroidissement. S'il renferme du fer, il prend au feu de réduction la même couleur rouge queTacide tungstique et i'oxide de titane ferrugineux* Au moyen d'une vive insufflation l'antimoine est réduit et s'évapore , et la couleur disparaît. Le même effet est produit par Taddition de Tétain.
Avec la soude y il fond sur le fil de platine en un
verre transparent et incolore qui tourne au blanc par le refroidissement. Il est réductible sur le charbon.
i5. QoTûfe ie teUure,
Seul y il fond et dégage de la fumée sur la feuille
de platine; sur le charbon, il fond cL se réduit avec effervescence. Le métal réduit est aisé à confondre avec le bismuth et Tantimoine.le dirai, à ^article du bismuth , comment on les distingue.
Avec le borax el le sel de phosphore, il donne sur ie fil de platine un verre limpide et incolore i qui
sur le charbon, devient gris et opaque par Tinterposition d'un grand nombre de particules de métal réduit.
Avec la sonde , il donne sur le fil de platine un
120 CAllACTàftBI rYftOCMMTIQirBB
verre incolore qui blanchit par le refroidissement* On pMit le réduire sur le charbon.