‹ De l'emploi du chalumeau dans les analyses chimiques et les déterminations minéralogiquesChapitre 43 sur 179 · Fimtes. ^ Depuis que Ton a trouvé de l'acide · texte numérisé non relu

Fimtes. ^ Depuis que Ton a trouvé de l'acide

iluorique dans un grand nombre de minéraux oii auparavant ou ne soupçonnait pas sa présence, tels que la wawellite, la hornblende, le mica, il est devenu très-important de pouvoir reconnaître cet

acide à l'aide du chalumeau , partout où il se rcn-

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contre. Cette reconnaissance est plus difficile dans

les composés dont cet acide fait essentiellement partie, par exemple | dans le spath iliior, la topaze, la chrysolitei etc., que dans ceux où il semble ne se trouver qu'accidentellement, comme le mica et la hornblende. Dans les premiers on ne saurait chasser l'acide iluorique au moyen de la ciialeur; dans les seconds, la position relative des parties constituantes venant à changer au moment de Tignition) l'acide fluorique se dégage et entraîne ordinairement avec lui une certaine quantité de silice.

Lorsqu'un minéral est très-riche en acide Ûuorîque , on le mêle avec du sel de phosphore , préalablement fondu , et Ton chauffe le mélange vers

Textrémité d'un tube ouvert, en sorte qu'une partie du courant d'air qui alimente la Hamme, entre dans le tube ; il se forme alors de l'acide ûuorique aqueux, qui se répand le long do tube, et que l'on reconnaît tant à son odeur propre, qu'à l'action corrosive qu'il exerce sur le tube, lequel devient terne dans toute sa longueur, et particulièi^ement sur les points oii l'humidité s'arrête. Si l'on expose du papier de Fernambouc à l'embouchure du courant d air acide , ce papier jaunit aussitôt (1).

(1) D'apràs les eipérienMs de Bo:<siMtitFF. quelques acides, tels que les addfs Anoriqae., phospboriquc et osaliqae, osi la propriété de donner au papier de Feraamboue une cou-

DES AGiDS»*

Lorsqu'au contraire Facide fluoriqiie est en petite quantité dans des fossiles où il est combiné avee des bases faibles et en même temps avee une petite proportion d*eaa, on n*a qu'à ehauffér la matière d'essai dans LUI tube fermé a la lampe ^ après y avoir introduit du papier de Fernambouc humecté* L'acide fluorique silicé est alors mis en liberté par la chaleur ; un anneau terne de silice se forme sur le verre et à une petite distance de la matière d'essai ; enfin l'extrémité du morceau de papier devient jaune : phénomène qui indique que l'acide qui se dégage est de l'acide fluorique. On découvre ainsi la présence de cet adde dans telle espèce de mica qui n'en renferme que trois quarts pour cent de son poids.

6. Phosphates, — La découverte inattendue de l 'acide phosphorique dans le waweilite et le lazu-

ieur jaune>paille , propriété qae b'odi pas les •ddet tolAurique, nitrique , muriatique , boracique , elc Gependanl il a obienré qoe quelques-Qi» de ces demie», éteDdns d'une eerteioe quintité d'eaiip doDoeot amai mie teiate jamâtre an papier de ITenambouc » nuls il a remarqué en même temps que cette teinte est moins vi? e et sedéfeloppe pea i peu , tandis que la réaction de I'?icide fluorique a lîpu sur-le-champ pI présente une belle couleur jaune. Souvent on n'a besoin pour reconnaître un finale, que de I humectcr dans uno ripsule de verre, avec de l'acide muriatique, et d'en frotter après qu('l([ues instants un papier de bcrnambouc ; la réaction propre i l'acide fluoriquc se manifeste alors*

lithe, a fait voir la nécessité d'un réactif pour cet acidei d'autant plus que la propriété qu'il a de se précipiter avec les bases terreuses le dérobe trèssoDTent à Tinveitigation des chimistee dans les (expériences faites par la voie humide. La considération des phénomènes connus qu'il présente en combinaison avec Toxide de plomb, me conduisit à chercher une méthode pour le reconnaître à Taide du plomb oo .de son oude; mais cette recherche fut vaine pour tous les phosphates autres que le phosphatedeouivre ; je ne pouvais atteindre mon Imt sans combiner préalablement, par la voie humide , Taeide phosphorique aTee Toude de plomb, procédé inad mi £^ible dans la série d'essais que je m'étais proposée. Après plusieurs autres tentatives infructueuses y je découvris enfin la méthode suivant qui remplit parfaitement son objet: oïl dissout la matière d'essai dans de Tacidc borique, el lorsque la fusion des deux substances est bien opérée, on enfonce dans la boule d'essai un petit bout de fil d'acier, un peu plus long que le diamètre de la boule , {mis on fait un bon feu de réduction. Le fer s'oxide aux dépens de l'acide phosphorique y d'où résultent du borax d'oxiduk de fer, et du phosphore de fer; ce dernier fond à une température assez haute, et en même temps la matière d'essai | qui s'est étalée sur la longueur du fil d'acier^ reprend la forme globu-laire : durant le refroidissement de la boule d*efr*

DU ACim*

WBÀf OQ aperçoit ordiaai remeut vers sa base, un éelat igoé provenant de la cristallisation da phosphore de fer. On enlève ensuite ta boole de

dessus le charbon , pour la mettre sur Tenclumeau, où y après l'avoir enveloppée dans un morceau de papier , on la frappe légèrement avee le marteau ; par ce moyen on opère la séparation du phosphore de fer qui se présente sous la forme d'un culot métallique, atlirable à Taimanti susceptible de se briser sous le marteau, et dont la cassure offre la couleur du fer; il est plus ou moins cassant pour des proportions différentes de fer, et queiqueiuis li ae laisse aplatir un peu , cas auquel il peut supporter sans se briser une percussion plus forte. Si la matière que Ton essaie ne contenait point d'acide phosphorique , il arriverait que leftl de fer, en conservant sa forme et son éclat métallique, brûlerait seulement dans les parties extrêmes qui dépassent la surface de la boule d'essai. On ne saurait découvrir par ce procédé une propor-. tion d'acide phosphorique qui ne s'élèverait pas au delà de 4 ou 5 pour cent, attendu que cette quantité d'acide ne suffirait pas pour fondre une masse de fer aussi considérable que Texige la sûreté de Tobservation.

On conçoit qu'avarit de faire l'essai qui a pour objet la découverte de Tacide phosphorique, on doit

examuier s'il n'y aurait point, dans la substance

que l'on iiaile, quelque autre corps réducLihle par le l'er cl susceptible de se résoudre en boule avec ce mêlait comme de l'acide sulfurtque, de Tacide aiv sénique, ou des oxides métalliques que le fer peut

réduire; car alors on obtiendrait leuio radicaux combioés avec le ter.

7. Pour les carbonales. la voie sèche ne fournil aucun réactif que Ton puisse substituer avec avantage à remploi ordinaire d'une goutte d'acide muriatique ou d'acide nitrique.

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